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Le sexe: à qui appartient mon corps ? (1/2)

« Conduis-moi dans ta chambre, rends-nous follement heureux tous les deux ; célébrons notre amour plus enivrant que le vin. Elles ont bien raison, les filles, d’être amoureuses de toi ! » Poème d’amour écrit sur la rive gauche à Paris dans les années 1920 ? Paroles entre deux amoureux dans un film récent ? Non, il s’agit d’un chant d’amour de la Bible, long de 4 chapitres, intitulé Cantique des cantiques.

Selon Dieu, notre vie sexuelle est un de ses grands cadeaux, à être vécue et célébrée avec plaisir. Toutefois, il y a aussi un profond paradoxe dans notre vie sexuelle : elle peut nous procurer à la fois de grandes joies et de profondes peines. Dans le présent article, nous voulons regarder les eaux troubles de notre vie sexuelle. Lors d’un deuxième article, nous regarderons toute la joie de notre sexualité. Dans les deux, nous essayerons de voir comment notre foi en Jésus-Christ nous aide à y naviguer. Alors, je vous invite à examiner les versets 12 à 20 de 1 Corinthiens 6, sous le thème Le sexe : à qui appartient mon corps ? A la lumière de ce thème, regardons trois réalités de notre vie sexuelle : (1) orienter ma vie sexuelle ; (2) partager ma vie sexuelle ; et (3) protéger ma vie sexuelle.

(1) Orienter ma vie sexuelle. Regardons les versets 12 à 14 : «12 Vous allez jusqu’à dire : « Tout m’est permis. » Oui, cependant tout ne vous est pas bon. Je pourrais dire : « Tout m’est permis », mais je ne vais pas me laisser asservir par quoi que ce soit. 13 Vous dites aussi : « Les aliments sont pour le ventre et le ventre pour les aliments. » Oui, cependant Dieu détruira les uns comme l’autre. Mais le corps humain, lui, n’est pas fait pour l’immoralité : il est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. 14 Dieu a ramené le Seigneur à la vie et il nous ramènera de la mort à la vie par sa puissance.»

Lorsque l’apôtre Paul écrit ces paroles dans les années 50 de notre ère, il nage en pleine controverse au sujet de l’orientation sexuelle. Il ne s’agit pas, ici, d’homosexualité ou d’hétérosexualité, bien que cette réalité soit actuelle à son époque tout comme aujourd’hui. La question d’orientation sexuelle que l’apôtre Paul aborde est plutôt celle-ci : A qui appartient ma vie sexuelle ?

Or, chez un certain nombre d’hommes dans l’Église de Corinthe, la réponse y est simple : à moi-même ! Ils disent à peu près ceci : « Tout comme la nourriture est pour le corps et le corps pour la nourriture, de même, le sexe est pour le corps et le corps est pour le sexe.» Bref, leur orientation sexuelle se résume ainsi : le sexe est un appétit normal que je peux vivre librement, de n’importe quelle manière qui me satisfait.

Maintenant, regardez l’orientation sexuelle que Paul développe à la fin du verset 13 et au verset 14 : « Mais le corps humain, lui, n’est pas fait pour l’immoralité : il est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. 14 Dieu a ramené le Seigneur à la vie et il nous ramènera de la mort à la vie par sa puissance.» Puis-je résumer les propos de Paul ainsi : votre vie sexuelle appartient à Jésus-Christ. Pourquoi ? La résurrection ! Dieu a ramené le corps de Jésus à la vie, et il ressuscitera à la vie le corps de tous ceux qui croient en Jésus.

Voici ce qui est important à souligner ici : la foi chrétienne tient en estime le corps humain plus que toutes autres croyances. Pourquoi ? Parce que l’œuvre de Jésus-Christ, c’est de garantir que la fin ultime du corps, c’est sa résurrection physique, sans corruption. Voilà pourquoi votre vie sexuelle est tellement importante : votre corps appartient à Jésus pour l’éternité. En voici une illustration tirée du monde de la médecine.

Lorsqu’un chirurgien opère pour réparer le genou ou la hanche de quelqu’un qui marche péniblement, il veut surtout que son patient puisse finalement marcher comme il faut, sans douleurs. Mais pour y arriver, il faudra plus que l’intervention! Le patient, lui, aura besoin de faire sa physiothérapie post-opératoire en vue du but ultime à atteindre. De même, Jésus vous appelle à orienter votre vie sexuelle maintenant, en vue de votre résurrection éternelle !

(2) Partager ma vie sexuelle. Lisons les versets 15 à 17 : « 15 Vous savez que vos corps sont des parties du corps du Christ. Vais-je donc prendre une partie du corps du Christ pour en faire une partie du corps d’une prostituée ? Certainement pas ! 16 Ou bien ne savez-vous pas que l’homme qui s’unit à une prostituée devient avec elle un seul corps ? Il est écrit, en effet : « Les deux deviendront un seul être. » 17 Mais celui qui s’unit au Seigneur devient spirituellement un avec lui.»

L’apôtre dit ici que lorsqu’on a une relation sexuelle, on s’unit avec cette personne. Or, un chrétien ou une chrétienne est d’abord uni à Jésus-Christ : «Vous savez que vos corps sont des parties du corps du Christ» (v.15). Alors, lorsque nous partageons notre vie sexuelle, nous voulons rester unis à Jésus. Comment ? Voici le fondement de tout l’enseignement ailleurs dans Nouveau Testament du partage de notre vie sexuelle. En résumé, le voici : Jésus vous appelle à partager votre vie sexuelle uniquement au sein du mariage, avec une personne du sexe opposé, qui est aussi unie à Jésus-Christ et donc destinée à la résurrection. Or, de nos jours, ceci peut paraître étroit ou démodé, alors permettez-moi de l’élaborer très brièvement.

D’abord, le chrétien ou la chrétienne partage sa vie sexuelle uniquement au sein du mariage. Ceci exclut donc des relations avant le mariage ou bien l’adultère en étant mariés. Pourquoi ? La résurrection ! Jésus s’est engagé à s’offrir pour nous et il s’est engagé à vaincre la mort par sa résurrection. Bref, il s’unit à nous, il s’engage à nous, afin que nous puissions nous engager à lui. Or, notre vie sexuelle découle de notre union avec Jésus.

Alors, pour que nos relations sexuelles soient vraies et profondes, il nous faut d’abord l’engagement, le mariage. S’unir de corps avec quelqu’un sans en être unis d’abord par un engagement de fidélité à vie est une relation artificielle qui produit des douleurs. C’est comme la paix sans la justice: sans la justice il n’y a pas de paix. De même, sans la justice de l’engagement, l’union sexuelle ne sera pas en paix.

Ensuite, le chrétien ou la chrétienne partage sa vie sexuelle dans un mariage avec le sexe opposé. Ceci exclut donc des relations homosexuelles. Pourquoi ? La résurrection ! Dieu nous a créés, homme et femme, dans son image, afin que nous puissions nous aider et nous complémenter. Mais le péché endommage notre identité sexuelle et crée des souffrances sexuelles profondes entre hommes et femmes, et même entre ceux et celles du même sexe. Par exemple, dans tout le Nouveau Testament, il y a 7 passages au sujet des relations homosexuelles, et tous ces textes en parlent de façon négative. Or, par sa résurrection, Jésus renouvelle notre identité sexuelle telle que Dieu l’a créée à son image, pour que les hommes et les femmes puissent réapprendre à se complémenter. Selon son dessein, lorsque ce renouvellement complémentaire se manifeste dans les relations sexuelles, c’est entre un homme et une femme, mariés l’un à l’autre.

Finalement, le chrétien ou la chrétienne partage sa vie sexuelle dans un mariage avec un autre croyant. Pourquoi ? La résurrection ! Jésus nous donne un corps nouveau pour l’éternité, et en réponse, nous savons qu’il est notre premier amour et le destin de notre vie. Jésus veut que votre mariage soit uni. Or, pour qu’un mariage reste uni, il est tellement important que le couple partage les mêmes priorités pour la vie, qu’ils marchent ensemble dans la même direction vers la même destination. Lorsque deux chrétiens se marient, vous partagez tous les deux le même amour ultime et le même but ultime pour la vie, à savoir, votre amour pour Jésus et votre désir d’être ressuscités et unis à lui. Bref, c’est votre amour premier pour Jésus qui crée et soutient votre unité sexuelle au sein de votre mariage.

  • J.G. Zoellner

à suivre

Croire et gérer de façon sensée (2 / 2)

Mais comment, pratiquement, croire et gérer de façon sensée ?

Pour y répondre, je vous invite maintenant à regarder un autre texte qui présente l’argent de façon positive, à savoir 1 Timothée 6, les versets 17 à 19. Très brièvement, ce texte vous appelle à surveiller cinq volets financiers de votre vie.

(1) Croire en Jésus, c’est de travailler de façon sensée. Voici ce que dit le verset 17 : « Recommande à ceux qui possèdent les richesses de ce monde de ne pas s’enorgueillir ; dis-leur de ne pas mettre leur espérance dans ces richesses si incertaines, mais en Dieu qui nous accorde tout avec abondance pour que nous en jouissions.»

Dieu est généreux et il nous accorde tout pour que nous puissions en profiter. Alors, en tant que croyants, il est si important de travailler de façon soutenue, en évitant la paresse et la lassitude. Par exemple, voilà pourquoi il est bien de conserver et d’épargner notre argent et même d’améliorer notre niveau de vie. Mais il y en a plus encore : Dieu veut surtout que nous puissions expérimenter, à travers notre travail, combien il nous est généreux ! Au lieu de nous réjouir de notre succès ou de notre argent, il désire que nous puissions nous réjouir de lui, qui en est l’auteur et le donneur. Alors, voici un simple test pour voir si vous travaillez de façon sensée. Si, au fond de votre cœur, vous avez le sentiment que personne ne travaille aussi fort que vous, ceci peut-être un signe que vous vous fiez à vos efforts et à vos richesses. Par contre, si vous êtes plutôt reconnaissant envers Dieu pour sa bonté imméritée envers vous, c’est souvent un signe que vous vous fiez à lui seul. Alors, travaillez de façon sensée.

(2) Croire en Jésus, c’est avoir les pieds sur terre de façon sensée. Regardons le verset 18 : «Recommande-leur de faire le bien, d’être riches en actions bonnes, d’être généreux et prêts à partager avec autrui.» L’apôtre Paul n’aurait jamais écrit de telles paroles si le monde était toujours en équilibre financière. Hélas, nous vivons dans un monde où, à cause du péché, rien ne garantit qu’il y aura de l’emploi pour tous. Toutefois, il nous arrive de faire semblant que le péché n’affecte pas l’économie. En voici deux exemples. Certains, de la gauche, disent que l’État peut créer et maintenir une situation de plein emploi, en injectant dans l’économie de l’argent des contribuables. D’autres, plutôt de la droite, croient que le marché lui-même a une capacité innée de produire et de maintenir le plein emploi. La foi chrétienne est plus terre à terre, plus réaliste : le péché produit de l’instabilité, de la pauvreté, et de la souffrance face auxquelles le chrétien et l’Église sont appelés à agir. Alors, soyez réalistes, de façon sensée.

(3) Croire en Jésus, c’est de développer de façon sensée. Je reviens aux deux premiers commandements du verset 18 : «Recommande-leur de faire le bien, d’être riches en actions bonnes.» Il y a ici quelque chose que nous pouvons parfois oublier, à savoir, que Dieu nous prête son argent pour que celui-ci puisse circuler pour le bien des autres et pour développer notre vie ensemble. Puis-je vous en donner deux applications de ce principe ? D’abord, faire le bien et être riches en actions bonnes peuvent comprendre une responsabilité de générer de l’activité économique pour la prospérité générale de tous. Nous n’avons pas tous les mêmes ressources financières, mais si Dieu vous donne des avoirs importants, vous avez une mission accrue venant de Dieu lui-même pour investir son argent pour le bien de votre prochain. Ensuite, lorsque nous payons tous notre impôt et nos taxes, ceci fait partie aussi de notre appel de faire circuler l’argent de Dieu pour le bien des autres. Certes, dans une démocratie comme la nôtre, il y a de la place pour débattre du montant des taxes que nous devrions payer ! Toutefois, il est important de garder en vue que payer des taxes est une bonne et juste façon de gérer l’argent qui appartient à notre Seigneur et Sauveur. Alors, développez de façon sensée.

(4) Croire en Jésus, c’est de donner de façon sensée. A cet égard, regardons les deux derniers commandements du verset 18 : «… d’être généreux et prêts à partager avec autrui.» Or, qu’est-ce que cela veut dire d’être généreux ? En voici une réponse écrite par l’apôtre Paul dans 2 Corinthiens 9, les versets 7 & 8 : « 7 Il faut donc que chacun donne comme il l’a décidé, non pas à regret ou par obligation ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. 8 Et Dieu a le pouvoir de vous combler de toutes sortes de biens, afin que vous ayez toujours tout le nécessaire et, en plus, de quoi contribuer à toutes les œuvres bonnes.» Paul parle ici de deux choses pour vous aider à donner de façon sensée.

D’abord, donner votre argent sans regret, avec joie et liberté. Donnez non pas parce que vous vous sentez obligés de le faire, mais plutôt parce que vous éprouvez une grande joie à le faire. Ensuite, donner votre argent à un point où votre propre niveau de vie est réduit parce que votre argent va aux autres. Lorsque Paul dit « Dieu a le pouvoir de vous combler de toutes sortes de bien, afin que vous ayez toujours tout le nécessaire…», c’est parce qu’il a quelque chose à combler ! Autrement dit, donner généreusement, c’est donner de notre nécessaire et non pas de notre surplus. Mais Dieu, lui, vous promet de vous combler et de refaire le plein du nécessaire que vous avez partagé avec d’autres. Je me rappelle il y a quelques années un homme chrétien bien nanti qui m’a raconté l’histoire que voici. Un jour, il voyageait avec son fils de 13 ans, lorsque son fils lui dit « Papa, nous pourrions adopter un train de vie plus élevé, n’est-ce pas ? Nous pourrions vivre comme nos amis et nos cousins qui ont plus de choses et qui font plus de voyages. Mais je comprends. Nous vivons ainsi afin de pouvoir en donner de façon significative aux autres.» Ce père m’a dit que c’était une des journées les plus heureuses de sa vie !

(5) Croire en Jésus, c’est chercher une récompense de façon sensée. Voici comment le dit le verset 19 : «Qu’ils s’amassent ainsi un bon et solide trésor pour l’avenir afin d’obtenir la vie véritable.» Puis-je le dire ainsi ? Selon l’évangile, vous êtes pardonnés devant Dieu non pas par votre niveau de générosité envers les autres, mais par la générosité parfaite et complète de Jésus qui s’est donné pour vous. Toutefois, votre niveau de récompense auprès de Dieu sera déterminé par votre générosité pendant la vie actuelle. En voici le principe : plus vous êtes généreux dans la vie actuelle, plus vous serez récompensés dans la vie à venir. Je vous laisse avec le commentaire du théologien français Jean Calvin, écrivant au 16e siècle : « Car plus un homme sera riche, plus grande matière a-t-il de faire du bien aux autres ; et parce que nous sommes toujours plus lents que nous ne devrions à donner aux nécessiteux, il met plusieurs mots pour louer cette vertu. Et pour nous y encourager davantage il ajoute un aiguillon, en proposant la récompense : en distribuant, dit-il, et en partageant volontiers, ils s’acquièrent un meilleur trésor au ciel qu’ils ne peuvent avoir en ce monde.» (Commentaire sur 1 Timothée, p. 187).

Il est fréquent de nos jours d’être cynique au sujet de l’argent, en pensant que là où se trouve l’argent, c’est là où se trouve toujours de la corruption. Nous oublions parfois que Jésus est venu pour nous pardonner, certes, mais aussi pour nous transformer, afin que nous puissions apporter sa grâce et sa justice, et dans son Église et dans ce monde. Ainsi, l’argent peut devenir très positif, bénéfique, même rédempteur. Que Dieu le Saint Esprit agisse de plus en plus en vous, afin que vous puissiez croire et gérer de façon sensée. Que votre façon de croire et de gérer produise le même résultat décrit au 1er siècle de notre ère par l’apôtre Paul :               « Impressionnés par la valeur de ce service, beaucoup rendront gloire à Dieu pour l’obéissance témoignant de votre fidélité à la Bonne Nouvelle du Christ ; ils lui rendront gloire aussi pour votre générosité dans le partage de vos biens avec eux et avec tous les autres.» (2 Corinthiens 9, v. 13)

  • J.G. Zoellner

Croire et gérer de façon sensée (1 / 2)

Vous arrive-t-il parfois d’être consternés par les paradoxes de la vie ? Prenons, à titre d’exemple, le récit de Jésus au sujet d’un gérant, tel que présenté par les versets 1 à 13 du 16e chapitre de l’Évangile de Luc:

« 1 Jésus dit à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant et l’on vint lui rapporter que ce gérant gaspillait ses biens. 2 Le maître l’appela et lui dit : «Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Présente-moi les comptes de ta gestion, car tu ne pourras plus être mon gérant.» 3 Le gérant se dit en lui-même : «Mon maître va me retirer ma charge. Que faire ? Je ne suis pas assez fort pour travailler la terre et j’aurais honte de mendier. 4 Ah ! je sais ce que je vais faire ! Et quand j’aurai perdu ma place, des gens me recevront chez eux !» 5 Il fit alors venir un à un tous ceux qui devaient quelque chose à son maître. Il dit au premier : «Combien dois-tu à mon maître ?» — 6 «Cent tonneaux d’huile d’olive», lui répondit-il. Le gérant lui dit : «Voici ton compte ; vite, assieds-toi et note cinquante.» 7 Puis il dit à un autre : «Et toi, combien dois-tu ?» — «Cent sacs de blé», répondit-il. Le gérant lui dit : «Voici ton compte ; note quatre-vingts.» 8 Eh bien, le maître g loua le gérant malhonnête d’avoir agi si habilement. En effet, les gens de ce monde sont bien plus habiles dans leurs rapports les uns avec les autres que ceux qui appartiennent à la lumière. »

9 Jésus ajouta : « Et moi je vous dis : faites-vous des amis avec les richesses trompeuses de ce monde, afin qu’au moment où elles n’existeront plus pour vous on vous reçoive dans les demeures éternelles. 10 Celui qui est fidèle dans les petites choses est aussi fidèle dans les grandes ; celui qui est malhonnête dans les petites choses est aussi malhonnête dans les grandes. 11 Si donc vous n’avez pas été fidèles dans votre façon d’utiliser les richesses trompeuses de ce monde, qui pourrait vous confier les vraies richesses ? 12 Et si vous n’avez pas été fidèles en ce qui concerne le bien des autres, qui vous donnera le bien qui vous est destiné ?

13 « Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra le premier et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »

Ce gérant est fraudeur ! Pourtant, Jésus le félicite ! Pourquoi ? Parce que Jésus veut nous faire réfléchir à comment bien utiliser nos avoirs. Au fond, il dit qu’il y a un lien étroit entre votre foi en lui et la façon avertie dont vous gérez votre argent. Alors, je vous invite à y réfléchir sous le thème Croire et gérer de façon sensée.

Dans cette parabole, Jésus met dans la bouche du maître des paroles qui nous dérangent. Nous les trouvons au verset 8 : «Eh bien, le maître loua le gérant malhonnête d’avoir agi si habilement. En effet, les gens de ce monde sont bien plus habiles dans leurs rapports les uns avec les autres que ceux qui appartiennent à la lumière.» Voici ce que Jésus veut dire : souvent, ceux qui ne croient pas en lui sont plus prévoyants et avertis avec l’argent que ceux qui sont chrétiens. Pourquoi ? Parce que, comme Jésus dit à la toute fin du récit, au verset 13, tout dépend de qui est notre maître. Si l’argent est notre maître suprême – comme c’est le cas pour ce gérant – alors nous serons agiles, engagés et avertis dans notre façon de le servir, parce que l’argent est notre dieu.

Or, voici qu’arrive le paradoxe ! D’un côté, ceux qui sont croyants savent que l’argent n’est pas notre dieu. Toutefois, de l’autre côté, au lieu d’être fidèles envers Dieu pour cette «petite chose», nous pouvons devenir insouciants ou négligents face à l’argent. Le paradoxe en est qu’en traitant l’argent avec légèreté, nous ne sommes pas en train d’honorer Dieu, mais de servir l’argent : «Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent.» Au fond, Jésus nous dit «Attention ! Le plus petit signe de votre confiance en moi, c’est la façon sensée dont vous gérez la chose la moins importante qui appartient à votre Dieu et Sauveur ! » Dans les années 1980, lors d’une prédication sur ce récit, le théologien anglo-canadien J.I. Packer a dit que c’est notre façon de gérer nos avoirs qui nous prépare à assumer des responsabilités plus importantes dans la vie et surtout, au sein de l’Église. Puis-je le dire ainsi : i sl’Église, elle, veut bien annoncer l’évangile au monde, il est impératif qu’elle gère d’abord son argent de façon avertie et intègre ! Jésus le dit ainsi au verset 11 : «Si donc vous n’avez pas été fidèles dans votre façon d’utiliser les richesses trompeuses de ce monde, qui pourrait vous confier les vraies richesses ?»

Est-ce ceci veut dire qu’être riche est toujours un signe d’une foi bien engagée? Non, il y a trop d’autres textes bibliques qui disent le contraire ! Par contre, une chose est certaine : la plus petite preuve que nous nous fions à Jésus pour notre vie, c’est notre effort de bien gérer l’argent et les avoirs qu’il nous confie. Autrement dit, celui ou celle dont le cœur est saisi par l’évangile fera un effort soutenu pour gérer de façon prévoyante et avertie. Pourquoi ? La grâce de Jésus ! L’évangile nous dit que tout dans la vie, et surtout notre pardon par Jésus, est un cadeau immérité de Dieu. Et combien ce cadeau a coûté cher à Dieu : le don inestimable de Jésus lui-même ! Alors, nous ressentions combien nous lui devons pour tout. Et combien nous désirons l’honorer en lui étant fidèles, même dans les choses les plus ordinaires de la vie. Mais comment, pratiquement, croire et gérer de façon sensée ?

… à suivre

L’argent et le coeur pauvre (2/2)

…suite de (1/1)

Voici le paradoxe que Jésus veut souligner. D’un côté, si vous avez de l’argent mais aucune relation avec Jésus, vous avez la vie la plus pauvre qui soit. De l’autre côté, si vous avez peu d’argent mais la certitude que Jésus est bon et suffisant, alors vous avez la vie la plus riche qui soit, vous avez un cœur riche. Mais comment cultiver ce cœur riche ?

(2) Comment cultiver un cœur riche ? Il y a beaucoup de textes dans la Bible qui en parlent, mais je vous invite à en examiner un, à savoir 1 Timothée 6, les versets 9 à 11 : « 9 Mais ceux qui veulent s’enrichir tombent dans la tentation, ils sont pris au piège par de nombreux désirs insensés et néfastes, qui plongent les hommes dans la ruine et provoquent leur perte. 10 Car l’amour de l’argent est la racine de toutes sortes de maux. Certains ont eu une telle envie d’en posséder qu’ils se sont égarés loin de la foi et se sont infligé bien des tourments. 11 Mais toi, homme de Dieu, évite tout cela. Recherche la droiture, l’attachement à Dieu, la foi, l’amour, la patience et la douceur.» Je veux me limiter au verset 11 pour en faire deux commentaires.

D’abord, ce verset parle de ce qu’on appelle souvent «le fruit de l’Esprit Saint». Recherche, activement et personnellement, ce fruit. Pourquoi ? Parce qu’une telle poursuite nourira votre amour pour Dieu plutôt qu’un amour pour l’argent. Mais vous êtes peut-être en train de vous dire « Oui, mais il n’y a rien ici au sujet de la manière de gérer notre argent !» Exactement, et voici pourquoi : Les attitudes que vous cultivez dans votre cœur vont déterminer pourquoi et comment vous gagnez et vous investissez votre argent. Alors, pratiquement, comment cultiver ce fruit ? Une des façons des plus importantes, c’est la prière.

Vous arrive-t-il parfois d’avoir des querelles dans votre couple au sujet des biens et de l’argent ? De l’anxiété face à l’argent ? Si vous ne priez pas ensemble, vous aurez peur face à l’argent. Vous pouvez même commencer à penser que vous en manquerez parce que Dieu, lui, n’est pas bon. Par contre, lorsque vous priez, vous devenez de plus en plus contents de Dieu lui-même, et forcément, de la vie qu’il vous donne, que vous ayez beaucoup d’argent, peu, ou bien «assez».

Ensuite, cherchez ce fruit de l’Esprit dans votre vie en société. Votre Seigneur Jésus est ressuscité, il vit ! Il reviendra d’ailleurs pour instaurer une vie sur cette terre qui sera sans fin et sans péché. Or, gérez et invesstissez votre argent, maintenant, pour produire un avant goût de la vie telle qu’elle sera lorsque Jésus reviendra. Voilà pourquoi nous, chrétiens, désirons une meilleure vie : de meilleures écoles, hopitaux et villes. Voilà pourquoi nous donnons à la mission, pour étalbir de nouvelles paroisses ou Églises locales, pour venir en aide matériellement.

Oui, planifiez à long terme, pour vos études, pour l’achat de votre appartement, pour votre retraite. Mais n’oubliez pas que votre Seigneur est vivant et que l’Esprit Saint est souverain, alors vous pouvez aussi donner à l’Église et aider votre prochain, sans crainte de perdre votre argent et votre sécurité. Vous pourrez le faire librement, généreusement et joyeusement !

Pour terminer, puis-je vous laisser une chose à retenir? Un cœur riche possède Jésus comme sa richesse…aujourd’hui, demain, et pour toujours. Ainsi, vous serez libres… de travailler fort…de donner fort. Vous serez content de Lui, que vous ayez beaucoup, moyennement, ou peu, car Jésus sera le trésor de votre cœur.

Comme le dit notre Seigneur Jésus : « Car L’homme bon tire du bien du bon trésor que contient son cœur; l’homme mauvais tire du mal de son mauvais trésor. Car la bouche de chacun exprime ce dont son cœur est plein.» (Luc 6, 45)

  • J.G. Zoellner

L’argent et le coeur pauvre (1/2 )

Séraphin. Séraphin Poudrier. Le connaissez-vous ? Séraphin est un personnage fictif du roman Un homme et son péché, écrit en 1933 par Claude-Henri Grignon. Séraphin est l’avare par excellence. Il est maire du village de Sainte-Adèle dans les Laurentides, travaille 20 heures par jour, fait de la spéculation immobilière et agit comme usurier. Il s’enrichit sans scrupules aux dépens de tous. Et il n’ est jamais content ! Il veut toujours plus d’argent, toujours plus ! Même aujourd’hui, lorsqu’on dit de quelqu’un qu’il est « un vrai Séraphin », on veut dire qu’il est avare, que son cœur est esclave de l’argent ! Intuitivement, nous savons qu’un avare, même s’il est riche, a un coeur pauvre.

Toutefois, Séraphin Poudrier n’est pas le premier Séraphin, le premier avare. Au contraire, Jésus dit, il y a du Séraphin au fond de notre propre cœur. Notre attitude envers l’argent est souvent problématique et difficile. Aux versets 13 à 21 du chapitre 12 de l’Évangile de Luc, Jésus dit qu’il y a deux attitudes face à l’argent. Il y en a une qui nous rend pauvres, et une autre qui enrichit les autres. Alors, réfléchissons à deux choses que Jésus dit dans cette parabole, à savoir, à ce qu’est un cœur pauvre et à la manière de cultiver un cœur riche.

(1) Qu’est-ce qu’un cœur pauvre ? La réponse se trouve dans la première partie de la parabole, aux versets 16 à 19 : « 16 Il leur raconta alors cette parabole : « Un homme riche avait des terres qui lui rapportèrent de bonnes récoltes. 17 Il réfléchissait et se demandait : «Que vais-je faire ? Je n’ai pas de place où amasser toutes mes récoltes.» 18 Puis il ajouta : «Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y amasserai tout mon blé et mes autres biens. 19 Ensuite, je me dirai à moi-même : Mon cher, tu as des biens en abondance pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois et jouis de la vie.»

Remarquer l’attitude de cœur de cet homme. Il dit « moi, moi, moi ». Le fond de ses motifs se dévoile à la fin du verset 19 : « Il faut surtout jouir de la vie ». Or, voici l’exemple troublant d’un cœur pauvre : c’est croire que la vie actuelle est la seule vie, toute la vie, et qu’elle m’appartient, à moi ! Alors, en ayant cette attitude, notre identité, notre estime de soi, notre succès dépendent, en grande partie, de notre réussite financière. Toutefois, l’appétit pour cette vie est insatiable : si cette vie est la seule qu’il y ait, alors il est très important d’en jouir, et d’en jouir toujours plus. Puis-je le dire autrement ? Si cette vie est tout ce qui existe, alors l’avarice n’est pas une tentation, mais plutôt une attitude fort sage ! Si cette vie est tout ce qu’il y a, alors on ne peut que finit par aimer cette vie plus que toute autre chose.  Elle sera ce que nous possédons de plus cher. Lorsqu’on est motivé par cette attitude, l’argent devient souvent l’objet ultime de nos pensées, une obsession, parce que nous croyons que c’est l’argent qui permet de jouir de la seule vie qui soit.

Regarder maintenant comment Jésus termine sa parabole aux versets 20 & 21 :    « 20 Mais Dieu lui dit : «Insensé ! Cette nuit même tu cesseras de vivre. Et alors, pour qui sera tout ce que tu as accumulé ?» » 21 Jésus ajouta : « Ainsi en est-il de celui qui amasse des richesses pour lui-même, mais qui n’est pas riche aux yeux de Dieu. »

Jésus dit que la vraie vie, la seule qui compte, n’est pas celle où l’on dit : «moi, moi, moi», mais plutôt «Dieu est plus grand que moi». Autrement dit, toute la vie vient de Dieu et lui appartient. Alors, la vie la plus riche et la plus complète est celle que vous vivez en relation avec Celui qui en est l’auteur. Votre identité, votre estime de soi, votre succès…sont des cadeaux venant de la bonté imméritée de Dieu lui-même. Allons plus loin encore : Dieu nous donne notre vie, certes, mais il refait notre vie lorsque Jésus prend sur lui-même notre avarice. En retour, il nous donne lui-même, et il n’y a rien de plus cher au monde que le don de Jésus pour nous ! Or, selon cette attitude, notre premier amour sera Dieu lui-même, et l’argent, bien qu’important, devient la chose la moins importante de la vie.

Il y a un paradoxe ici au fond de notre cœur. Au verset 15 Jésus dit : « Attention ! Gardez-vous de tout amour des richesses, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, même s’il est très riche. » Au verset 21 il ajoute : « Ainsi en est-il de celui qui amasse des richesses pour lui-même, mais qui n’est pas riche aux yeux de Dieu. »

Voici le paradoxe que Jésus veut souligner. D’un côté, si vous avez de l’argent mais aucune relation avec Jésus, vous avez la vie la plus pauvre qui soit. De l’autre côté, si vous avez peu d’argent mais la certitude que Jésus est bon et suffisant, alors vous avez la vie la plus riche qui soit, vous avez un cœur riche. Mais comment cultiver ce cœur riche ?

…à suivre

Amis de FAREL – priez pour nous !

Voici les sujets de prière pour FAREL pour votre Église ce dimanche 24 janvier 2016 ou bien pour votre groupe de prière sur semaine:
1) Merci d’avoir prié pour nos professeurs et étudiants. Le trimestre hivernal va bien, y compris une nouvelle collaboration avec la Faculté de théologie évangélique où les deux instituts partagent les honoraires du professeur Daniel Timmer, qui enseigne un cours sur les Prophètes de l’Ancien Testament.
2) Nous n’avons pas pu trouver un médecin chrétien capable de diriger une discussion soutenue et nuancée sur les implications, pour les professionnels de la santé et pour les familles, de la nouvelle loi sur la mort assistée par un médecin. Alors, à remettre à plus tard !

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(3) Toutefois, nous voulons ajouter un 2e conférencier à notre conférence sur l’identité sexuelle et les soins pastoraux. Un conférencier est confirmé et nous sommes en discussion avec un 2e conférencier. Nous vous demandons de prier afin que nous puissions savoir comment aller de l’avant avec cette conférence, y compris les lieux ( Montréal et Québec).

Merci ! Bonne fin de semaine.

Une mission si humble (2/2)

…suite à « Une mission si humble » (1)

4) Des ressources si petites, une générosité si libre. Lisons de nouveau les versets 8b à 10 : « Vous avez reçu gratuitement, donnez aussi gratuitement. Ne vous procurez ni or, ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre à mettre dans vos poches ; ne prenez pas de sac pour le voyage, ni une deuxième chemise, ne prenez ni chaussures, ni bâton. En effet, l’ouvrier à droit à sa nourriture. » En voici la surprise: Jésus pourvoira ! Il s’agit d’une mission de courte durée, mais Jésus appelle ses apôtres à la faire de façon compatissante et généreuse. Comment ? En se fiant à leur Seigneur de pourvoir au travers de la générosité de ceux qui les reçoivent. Alors, ne vous inquiétez pas de nos ressources parfois limitées : notre Seigneur vous en donnera tout ce dont vous aurez besoin, et encore plus !

5) Un appel si urgent, des conséquences si éternelles. Finalement, les versets 11 à 15: « Quand vous arriverez dans une ville ou un village, cherchez qui est prêt à vous recevoir et restez chez cette personne jusqu’à ce que vous quittiez l’endroit. Quand vous entrerez dans une maison, dites ‘La paix soit avec vous.’ Si les habitants de cette maison vous reçoivent, que votre souhait de paix repose sur eux ; mais s’ils ne vous reçoivent pas, retirez votre souhait de paix. Si, dans une maison ou dans une ville, on refuse de vous accueillir ou de vous écouter, partez de là et secouez la poussière de vos pieds. Je vous le déclare, c’est la vérité : au jour du Jugement, les habitants de Sodome et Gomorrhe seront traités moins sévèrement que les habitants de cette ville-là. » Pourquoi Jésus le dit ainsi ? Sa compassion ! Il désire que ceux qui reçoivent ses apôtres soient sauvés du jugement de Dieu. Car le seul qui puisse le faire est Jésus lui-même. La surprise souligne l’urgence de sa compassion, à savoir, vous ne pouvez pas rester indifférents à Jésus. Accepter ses apôtres et leur témoignage, c’est accepter Jésus et la vie. Rejeter ses apôtres et leur témoignage, c’est rejeter Jésus et choisir la vie d’une vide éternelle. C’est la même chose aujourd’hui. Il est toujours si urgent de pratiquer sa justice et de partager sa grâce tout autour de vous, afin que beaucoup puissent croient en lui et recevoir la vie éternelle.

Or, voici une première question pour pour nous : Qu’est-ce que ce récit fait dans le cœur des chrétiens qui le lisent pour la première fois ? Il y a déjà 35 ans plus tôt, Jésus meurt sur la croix et ressuscite de la mort. 35 ans plus tôt, à la Pentecôte, l’Esprit Saint remplit son peuple, et depuis, il y a des Églises partout dans l’Empire romain, dont la majorité est peuplée de non juifs de toutes ethnies. Certains des apôtres sont morts, et ceux qui restent sont âgés. Ces premiers chrétiens ne s’attendent donc pas à revive cette première mission des apôtres. Ils savent que celle-ci est unique ! Alors, pourquoi ce récit est-il si important ? La continuité de la compassion et l’urgence de la mission ! Leur mission est toujours celle de Jésus, toujours celle de sa compassion. Jésus continue de se servir de gens humbles et ordinaires comme eux, pour semer la compassion de son pardon au-delà de toute attente ! Ils se voient en train de faire cette mission toujours si humble et si urgente, qui est nourrie par sa bonté imméritée.

Alors, voici une dernière question pour pour nous : Comment ce récit peut-il nous encourager et animer notre vie d’Église ? En approfondissant sa compassion en nous. Il se sert de vous, tels que vous êtes, pour semer sa compassion dans des vies fatigués et découragés tout autour de vous. Notre mission est toujours si humble.

Nous ne sommes pas les apôtres. Toutefois, nous continuons la mission apostolique, à savoir, vivre et proclamer le témoignage que les apôtres nous ont laissés dans la Bible. Dieu le Saint Esprit, envoyé par le Père et le Fils, promet de vous bénir, de vous équiper et de vous envoyer. Si Dieu se sert de vous pour verser la compassion de Jésus sur beaucoup de gens, soyez-en reconnaissants. S’il se sert de vous pour parler à quelques-uns et leur donner un peu d’eau et de nourriture, soyez-en également reconnaissants.

N’ayez pas peur (voir les versets 16 à 40) ! N’ayez pas peur de ce que les autres pensent de vous et de votre vie en Jésus-Christ. N’ayez pas peur de notre société où il y a tellement de gens fatigués et de découragés. Il n’est pas nécessaire – soit individuellement, soit comme Église – que vous soyez de grands succès afin de faire connaître le pardon et la compassion de Jésus. A vrai dire, il se servira de vous pour l’exalter exactement de la même façon dont il vous a amenés à lui : par sa compassion imméritée. Nous étions tous fatigués et découragés, mais il a déversé sur nous toute sa compassion.

Or, c’est sa compassion envers vous qui vous animera pour aller le faire connaître aux autres ! Pourquoi ? Parce que vous serez contents de la vie qu’il vous donne et de la mission qu’il réserve pour vous. A l’été 2015, j’ai lu un excellent roman intitulé Safely Home (revenu à bon port) qui raconte l’histoire d’un homme chrétien chinois. Il est brillant. Il est envoyé pour faire son doctorat aux Etats-Unis à l’Université Harvard. Et c’est là où il devient croyant. Toutefois, lorsqu’il retourne en Chine, le gouvernement l’interdit de devenir professeur et chercheur parce qu’il est chrétien. Alors, il devient serrurier. Un métier humble. Un jour, son vieil ami américain vient lui rendre visite. Il s’agit d’un homme d’affaires prospère qui a délaissé sa foi chrétienne de jeunesse. Sa vie est plutôt fatiguée et découragée. Or, il est surpris et un peu enragé d’apprendre que son brillant ami est un simple serrurier. Toutefois, l’homme chinois lui dit « Ah non ! Je suis très content devant Dieu d’être serrurier, et je suis déterminé, par amour pour lui, d’être le meilleur serrurier qui soit ! »

Etre ordinaire, mais goûter de la compassion de Jésus… voilà ce qui vous rendra le plus libres et le moins craintifs. Vous êtes libres d’aller vers les gens comme vous étiez : fatigués, découragés, comme des brebis sans berger. N’ayez pas peur d’eux. Soyez plutôt compatissant, tout comme votre Seigneur est compatissant envers vous. Notre mission sera toujours humble et urgent, mais Jésus s’en servira pour semer sa compassion au-delà de toutes vos attentes. Et ceux qui étaient, comme vous, jadis fatigués et rejettes, seront accueillis comme la prunelle de ses yeux !

– J.G. Zoellner

Une mission si humble (1/2)

Que voyez-vous lorsque vous regardez vos voisins, vos collègues, vos amis, votre famille ? Est-ce qu’il y en a qui sont fatigués ou découragés ? Cette fatigue est parfois plus que physique ou professionnelle : il s’agit d’un profond malaise spirituel, le sentiment que la vie est vide et qu’elle tourne en rond, sans but, sans plaisir.

Moins de nous, plus de Jésus (2/2)

Pourquoi Jésus se sert-il de ce poème ? Pour nous amener à expérimenter de plus en plus combien Dieu est bon et suffisant ! Dans la 2e partie de chaque couplet, c’est toujours Dieu lui-même qui se charge de nous honorer lorsque nous nous sentons déshonorés et découragés.