CITATIONS QUI FONT RÉFLÉCHIR

QUI A DIT CE QUI SUIT ?

« Je ne vous promets pas des montagnes d’or, mais des épreuves et des difficultés inexprimables ; point de loisir, mais du travail ; point de repos jusqu’à la fin de la tâche; point de récompense, sinon dans la vie à venir…»

« Je ne dis pas ces choses pour vous effrayer, mais pour vous stimuler, combine un vaillant guerrier se sent plein d’ardeur pour la bataille en apprenant qu’au lieu d’être petits et faibles, les ennemis sont forts et nombreux…»

« Je m’adresse à vous comme à un soldat qui est prêt à se rendre au combat et à s’y conduire comme un brave, mais en comptant sur Dieu seul pour obtenir force et notoire. Car la bataille n’est point la nôtre, mais celle du Seigneur. »

PAROLE | Anciens numéros de 1 à 26 (sauf #2)

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PAROLE a été une revue chrétienne publiée ici au Québec par L’Alliance réformée évangélique | Farel, sous la direction de Daniel Racine. Grâce à Jason Zuidema, les anciens numéros sont maintenant disponibles en ligne ici:

La folie pour certains, la vie pour d’autres ( 1 de 3 )

Il est parfois surprenant de voir comment deux personnes vivent le même événement.

Une personne dit « Quelle perte de temps », tandis qu’une autre dit « C’est magnifique ! ». Ceci est souvent vrai face à Jésus-Christ. Pour certains, il est plus ou moins important. Pour d’autres, il est la vie elle-même. En voici un exemple, tiré des versets 9 à 19 du 20e chapitre de l’Évangile de Luc :

9 Ensuite, Jésus se mit à dire au peuple la parabole suivante : « Un homme planta une vigne, la loua à des ouvriers vignerons et partit en voyage pour longtemps. 10 Au moment voulu, il envoya un serviteur aux ouvriers vignerons pour qu’ils lui remettent sa part de la récolte. Mais les vignerons battirent le serviteur et le renvoyèrent les mains vides. 11 Le propriétaire envoya encore un autre serviteur, mais les vignerons le battirent aussi, l’insultèrent et le renvoyèrent sans rien lui donner. 12 Il envoya encore un troisième serviteur ; celui-là, ils le blessèrent aussi et le jetèrent dehors. 13 Le propriétaire de la vigne dit alors : « Que faire ? Je vais envoyer mon fils bien-aimé ; ils auront probablement du respect pour lui. » 14 Mais quand les vignerons le virent, ils se dirent les uns aux autres : « Voici le futur héritier. Tuons-le, pour que la vigne soit à nous. » 15 Et ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. « Eh bien, que leur fera le propriétaire de la vigne ? demanda Jésus. 16 Il viendra, il mettra à mort ces vignerons et confiera la vigne à d’autres. » Quand les gens entendirent ces mots, ils affirmèrent : « Cela n’arrivera certainement pas ! » 17 Mais Jésus les regarda et dit : « Que signifie cette parole de l’Écriture :« La pierre que les bâtisseurs avaient rejetée est devenue la pierre principale » ? 18 Tout homme qui tombera sur cette pierre s’y brisera ; et si la pierre tombe sur quelqu’un, elle le réduira en poussière. » 19 Les maîtres de la loi et les chefs des prêtres cherchèrent à arrêter Jésus à ce moment même, car ils savaient qu’il avait dit cette parabole contre eux ; mais ils eurent peur du peuple.

Dans cette parabole, le propriétaire de la vigne est Dieu. Jésus veut surtout souligner la bonté de Dieu envers son peuple Israël, afin d’appeler son peuple à adorer Dieu. Voici un peuple n’ayant rien, sans héritage, sans un sou, et pourtant Dieu lui donne la vie entière ! Les travailleurs représentent les dirigeants appelés à partager cette bonté parmi le peuple d’Israël, afin que cette nation loue leur propriétaire si généreux. De même aujourd’hui, un Dieu si généreux et si compatissant est certainement digne de notre amour, de notre gratitude, et de notre adoration.

Hélas, l’attitude des dirigeants à la grâce de Dieu est celle du mépris ! Dans un dernier geste de miséricorde envers ces vignerons endurcis, le propriétaire envoie son fils unique. Les travailleurs le tuent sur le champ ! Selon la loi juive de l’époque, si un propriétaire décédait sans héritier, sa propriété reviendrait à ceux qui le travaillaient, cinq ans après la mort du propriétaire. Les vignerons pensent sans doute que leur propriétaire est vieux et faible. Il ne lui reste pas beaucoup de temps avant qu’il ne meure. Très bientôt, sa vigne deviendra la leur.

Jésus se sert de cette parabole pour annoncer que Dieu le Père envoie son Fils à un peuple ayant le cœur endurci, afin de le ramener à lui-même, le propriétaire si généreux. Pourtant, sa bonté est bafouée, rejetée, et méprisée. Les dirigeants veulent s’en débarrasser à tout jamais.

Voyez-vous des façons dont cette parabole nous interpelle tous aujourd’hui ? (à suivre)

-JG Zoellner / 31 août 2017

Réféchir et agir

Persévérer par la force de l’Esprit Saint (#4/fin)

Chers frères et sœurs, votre Seigneur s’est donné pour vous. Votre Seigneur est ressuscité pour vous. Votre Seigneur ne perdra jamais ceux que le Père lui a donnés. Comme Jésus lui-même a dit, lorsque vous demandez au Père un poisson pour apaiser votre faim, il ne vous donnera pas un serpent. Alors, comment prier et avancer dans la confiance que notre Seigneur soit à la hauteur face à nos épreuves?

Au verset 39 de Matthieu chapitre 26, Jésus prie tout juste avant sa crucifixion : « Mon Père, si c’est possible, éloigne de moi cette coupe de douleur. Toutefois, non pas comme je veux, mais     comme tu veux. »

Notre Seigneur sait qu’il est lui-même la justice et la grâce de Dieu. Il vient s’offrir pour satisfaire à la justice de Dieu à la place des injustes. Il vient déverser son pardon sur ceux qui ne le méritent point. Son désir, c’est que la grâce et la justice de son Père s’accomplissent par lui et en lui. Il veut faire la volonté de son Père et lui obéissant à votre place.

Or, nous ne sommes pas Jésus. Nous ne sommes ni sauveurs ni rédempteurs. Mais nous lui appartenons et il se sert de nous pour sa gloire. Alors, la sagesse de Dieu est de chercher, dans les épreuves les plus difficiles, ce qui fera avancer sa grâce et sa justice avant tout. Pratiquement, vous ferez assez souvent une requête négative : « Seigneur, donne-moi de la sagesse pour ne pas pécher contre toi dans cette épreuve.» A la lumière des Écritures, vous priez pour éliminer de vos motifs, de vos paroles et de vos gestes ce qui contre sa volonté. En même temps, vous ferez assez souvent une requête positive : « Seigneur, dans cette épreuve, que je manifeste ta grâce et ta justice, sans partialité, en toute humilité, afin que ton évangile soit très honoré.»

Soyez rassurés que Dieu le Saint Esprit honore de telles prières. Il vous donnera de l’espoir quand vous êtes dépassé par ce qui vous arrive. N’oubliez pas, toutefois, qu’il le fera à sa vitesse. Comme nous le rappelle le théologien N.T. Wright, Jésus a accompli son ministère terrestre en marchant partout. Cinq (5) kilomètres à l’heure. Il prend du temps avec les gens. Il les écoute. Il les accompagne. Son œuvre dans leur cœur prend du temps. Vos épreuves peuvent aussi prendre du temps. Ne soyez pas pressés. Laissez Dieu le Saint-Esprit vous porter et vous accorder sa grâce, au jour le jour, pour surmonter un obstacle à la fois.

  • J.G. Zoellner

 

Persévérer par la force de l’Esprit Saint (#3)

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Persévérer n’est pas une affaire où on se fie à notre résilience, mais un acte de confiance en la force de l’Esprit Saint de nous porter, car nous restons toujours faibles et incapables. Nous vivons cette relation de dépendance et de confiance surtout par la prière.

Nous pensons que ceci est tellement évident, mais nous l’oublions parfois. Pourquoi ? Nous doutons. Aux versets 6 à 8 de Jacques chapitre 1, ce pasteur nous dit :

« 6 Mais il faut qu’il demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable à une vague de la mer, que le vent soulève et pousse d’un côté ou de l’autre. 7 Un tel homme ne doit pas s’imaginer qu’il recevra quelque chose du Seigneur, 8 car il est indécis et incertain dans tout ce qu’il entreprend.»

Jacques nous lance une mise en garde : même dans la prière il nous arrive d’écouter notre voix et nos craintes plutôt que de saisir les promesses de Dieu. Pourquoi ? Au verset 5 Jacques dit « on doute » et au verset 8 il dit « on est indécis et incertain ». Il y a beaucoup à dire ici, mais arrêtons-nous à un seul commentaire que voici : le doute et l’incertitude viennent lorsque nous craignons que Dieu ne soit pas bon. Nous sommes incertains que sa parole et sa volonté soient suffisantes.

Alors, au lieu d’aller de l’avant dans l’épreuve, nous nous protégeons en préparent un plan «au cas où». Nous cherchons des moyens pour éviter, contourner, ou contrôler une situation de manière à nous plaire plutôt que de chercher la sagesse de Dieu pour faire sa volonté au travers de l’épreuve. Cette attitude « au cas où » vient d’un cœur étant incertain que Jésus soit à la hauteur pour faire face à notre épreuve. En ayant une telle attitude, la prière ne devient qu’une tentative de manipulation de Dieu pour parvenir à nos fins ! Certes, notre Père ne pourra honorer de telles prières.
(à suivre)

Persévérer par la force de l’Esprit Saint (#2)

DSC_0466Comme chrétiens, nous faisons face à des obstacles qui nous dépassent et nous découragent. Parfois, nous pensons que la seule chose à faire, c’est puiser dans notre force intérieure ou notre technique pour surmonter l’obstacle. Erreur !

Persévérer n’est pas une affaire où on se fie à notre résilience, mais un acte de confiance en la force de l’Esprit Saint de nous porter, car nous restons toujours faibles et incapables.

Dans sa grâce, votre Père et votre Sauveur vous envoient l’Esprit-Saint pour vous réconforter et vous conseiller en tout moment et au travers de toute épreuve.

Autrement dit, vous êtes tellement, tellement aimés par votre Père si généreux et si bienveillant !

Alors, dit le pasteur Jacques, au verset 5a du chapitre 1: «Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui la lui donnera…»

Nous pensons que ceci est tellement évident, mais nous l’oublions parfois.Pourquoi ? Parce que nous écoutons notre cœur plutôt que de parler à Dieu. Devant l’épreuve, par exemple, nous nous arrêtons à nos émotions et peurs, nous écoutons ce qui nous anime et ce qui nous semble être évident, et nous cherchons notre force en nous-mêmes. «Essayons plus fort !» devient notre devise.

Jacques dit le contraire : Au lieu d’écouter soi-même, il vous appelle à prier tout en avouant votre faiblesse. Pourquoi ? Parce que lorsque vous parlez à Dieu, vous êtes préoccupés par son caractère, vos pensées sont formées par ses promesses et vous le laissez vous porter. La sagesse, c’est la capacité de faire la bonne chose, de la bonne façon, et au bon moment. Dans le feu de l’action, c’est la confiance de laisser l’Esprit Saint nous porter pour surmonter l’obstacle qui est trop pour nous.

Or, cette sagesse doit venir de Dieu plutôt que de nous, parce qu’il est le seul qui soit à la hauteur. Voilà pourquoi la prière est le moyen par lequel Dieu nous donnera sa sagesse dans l’épreuve…sa sagesse au travers de notre faiblesse.
(à suivre)

 

Persévérer par la force de l’Esprit Saint (#1)

DSC_0466Comme chrétiens, il y a des situations qui nous dépassent complètement. Vous êtes peut-être là : vous êtes découragés et fatigués.

Aux versets 5 à 8 de Jacques chapitre 1, ce pasteur s’adresse à des chrétiens qui font face à l’épreuve la plus difficile, à savoir, se faire rejeter parce qu’on est disciple de Jésus-Christ.

Toutefois, il y a de l’espoir quand vous vous sentez dépassés par ce qui vous arrive. Jacques nous guide ainsi: (1) considérez ce que Dieu lui-même vous promet ; et (2) faites attention à ce qui peut vous faire douter de sa promesse.

(1) D’abord, réfléchissez à ce que Dieu lui-même vous promet: « 5 Cependant, si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui la lui donnera; car Dieu donne à tous généreusement et avec bienveillance.»

Dans la deuxième partie du verset 5 Jacques dit : « Dieu donne à tous généreusement et avec bienveillance. »

Dans son caractère, Dieu votre Père vous sera à la fois généreux et bienveillant. Comment en être certains ? Parce que vous appartenez à son Fils Jésus-Christ. Il vous aime comme il aime son propre Fils.

Dans son amour, votre Père a donné son Fils pour vous. Dans son amour, il accepte l’obéissance de son Fils à votre place, le sacrifice de son Fils pour votre pardon, et la résurrection de son Fils comme garantie de votre héritage éternel.

Dans son amour, votre Père et votre Sauveur vous envoient l’Esprit-Saint pour vous réconforter et vous conseiller en tout moment et au travers de toute épreuve.

Autrement dit, vous êtes tellement, tellement aimés par votre Père si généreux et si bienveillant !
(à suivre)

Denys et Damaris à Montréal

Denys et Damaris. Il serait bien d’avoir plus de gens comme eux à Montréal, ainsi que dans les grandes villes, les villes modestes et les villages du monde.

Denys et Damaris. Ils font partie du tout petit nombre de nouveaux chrétiens issus d’un des grands discours évangéliques de l’apôtre Paul, celui prononcé à Athènes au 1er siècle (Actes 17/ 32 – 34) :

«32 Quand les Grecs entendent dire que Dieu peut relever quelqu’un de la mort, les uns se moquent de Paul, les autres disent : « Nous t’écouterons parler de cela une autre fois ! » 33 Alors Paul les quitte. 34 Pourtant, quelques-uns vont avec lui et deviennent croyants. Parmi eux, il y a Denys, du Conseil d’Athènes, une femme appelée Damaris et d’autres encore.»

Denys et Damaris. Pourquoi eux et quelques-uns plutôt que la grande majorité de l’auditoire ? Parce que Dieu le Saint-Esprit agit en qui il veut, quand il veut, comme il veut.

Denys et Damaris. Que chaque chrétien puisse prier « Seigneur, envoie souvent dans ma vie un ou deux Denys et Damaris, ceux en qui l’Esprit Saint agit déjà, afin que je puisse leur témoigner de ton sacrifice et de ta résurrection.»

L’Esprit appelle les Denys, les Damaris, et les quelques-uns de ce monde. Ils se multiplient en nombre et en sainteté. Le résultat en est que de plus en plus de gens se mettent à genoux devant Jésus, qui est suprêmement digne de recevoir leur adoration. Et des sociétés, des villes et des villages sont davantage marqués par sa grâce et sa vérité.

Denys et Damaris. A Montréal. Partout. Pour toujours.

  • JG Zoellner / été 2017

Padre, que faites-vous là à cette heure ?

 

     «Qui va là ?». La voix du jeune fantassin canadien résonne de la tranchée, à travers l’obscurité impénétrable de la nuit et de pluie battante. «C’est moi, le Padre1» vient la réponse de l’aumônier militaire protestant, en se glissant dans la position défensive aux petites heures du matin. «Mais Padre, que faites-vous là à cette heure ?» Voilà, en effet, une question qui résume bien le ministère de l’aumônier militaire, lequel doit pouvoir servir «ses troupes» à toute heure et en tous lieux. On peut définir ce ministère à la fois officiellement et officieusement.

Les Forces canadiennes définissent officiellement la mission d’un aumônier militaire tel que:

L’aumônier veille au bien-être moral et spirituel de toute personne faisant partie de la base, l’unité ou l’élément et:(a) dirige les offices religieux et officie aux baptêmes, mariages et funérailles;(b) prend des mesures nécessaires pour accorder des secours religieux aux militaires ou aux membres de leurs familles qui selon le cas sont malades, en détention civile ou militaire ou qui désirent des secours religieux;(c) doit être prêt à assurer l’aide et l’instruction religieuses à toutes les personnes de la base, l’unité ou l’élément. 2

Officieusement,  le rôle de l’aumônier militaire est d’initier le contact avec les militaires et leurs familles, pour être à côté d’eux là où ils se trouvent, et pour partager avec eux des situations pénibles et où ils sont vulnérables. On appelle souvent ce travail un «ministère de présence». À toutes fins pratiques, que signifie cette expression ? Certes, l’aumônier est personnellement et fréquemment auprès des gens mais au fond, un aumônier militaire protestant est surtout un ministre de l’Évangile de Jésus-Christ. Il écoute attentivement, afin de donner «d’honnêtes réponses à d’honnêtes questions» 3 en cherchant à appliquer l’Évangile, aux défis, aux peurs, aux doutes et aux peines des militaires et de leurs familles, et ce, de façon personnelle.

Or, dans cet article, je tenterai d’examiner brièvement deux aspects incontournables de la relation entre l’Évangile de Jésus-Christ et le ministère de l’aumônier militaire protestant. D’abord, j’expliquerai le rôle primaire de l’aumônier militaire protestant, c’est-à-dire celui de faire connaître l’Évangile dans le contexte militaire.  Ensuite, je regarderai le rôle complémentaire de l’aumônier militaire protestant, qui est d’offrir des soins pastoraux fondés sur l’exclusivité de l’Évangile dans le contexte pluraliste de l’Armée canadienne d’aujourd’hui. 4

I) LE RÔLE PRIMAIRE DE L’AUMÔNIER MILITAIRE PROTESTANT

     Il y a certainement un rôle diaconal 5 propre à l’aumônerie militaire. Toutefois, le rôle prioritaire de l’aumônier militaire protestant est d’apporter la grâce et la vérité de l’Évangile de Jésus-Christ auprès des militaires et leurs familles étant déjà croyants, ainsi que de partager l’Évangile avec tout militaire et sa famille qui manifeste un intérêt pour ce sujet. Or, quand je parle d’Évangile je définis le terme en son sens biblique, soit l’initiative du Dieu trinitaire venant du Père qui, dans sa bonté imméritée, se réconcilie avec des gens qui le haïssent, en envoyant son Fils Jésus qui subit à leur place le châtiment de la mort, assure leur pardon par sa résurrection, et garantisse leur vie éternelle auprès de Dieu par l’Esprit Saint. 6  Autrement dit, l’Évangile est, d’abord et avant tout, la déclaration de ce que Dieu fait pour nous plutôt que ce que nous faisons pour Dieu et notre prochain. Au cœur de l’Évangile se trouve Jésus-Christ, Fils de Dieu, qui s’offre sur une croix comme substitut qui subit le jugement de Dieu pour les péchés de son peuple, afin que Dieu puisse se réconcilier avec des hommes et des femmes injustes. Tout se fait par Dieu seul, tout vient uniquement de sa pure bonté, et tout est sans mérites et sans contribution aucunes de notre part.

Dans le contexte de la vie militaire, cet Évangile de Jésus-Christ est profondément radical et contre intuitif. La raison en est fort simple : la vie militaire se définit et se nourrit par la performance et le mérite. A peu près tout dans la vie d’un marin, soldat ou aviateur est axé sur deux grands principes : accomplir la mission et recevoir des honneurs. Depuis le premier jour de son cours de recrue jusqu’à la fin de sa carrière, un militaire est entrainé pour faire passer la mission avant tout et pour chercher les récompenses méritées – surtout les promotions  – pour un travail exécuté avec initiative, dévouement, et efficacité constants. Les devises et les slogans régimentaires occidentaux renforcent ces attitudes tant recherchées. Par exemple, la devise officieuse du Royal Canadian Regiment 7 est « Ne jamais passer sous silence une faute») et les devises des unités d’opérations spéciales sont souvent une variation de «Qui ose, gagne». 8 L’honneur est au cœur même de l’identité militaire, qui se résume au renforcement de notre identité au travers de la qualité de notre performance et notre dévouement. Aux yeux des militaires, nous sommes qui nous sommes parce que nous l’avons mérité.

Inversement, selon l’Évangile de Jésus-Christ, aux yeux de Dieu, nous sommes créés dignes et entièrement à son image mais nous avons fait un «coup d’État spirituel»  contre notre Créateur, pour ainsi devenir des hommes et des femmes déshonorés et indignes. Nous avons perdu notre honneur à un tel point que nous avons désespérément besoin de la miséricorde et du pardon que seul Jésus-Christ peut nous accorder. Lorsque cette grâce et ce pardon de Jésus saisissent et transforment notre cœur – pour la première fois et continuellement pendant la vie – l’identité du militaire change de deux façons permanentes et parfois difficiles à vivre.

D’abord, l’identité profonde du militaire chrétien ne vient plus de son grade ou de ses mérites militaires, mais plutôt de la dignité et des mérites de Jésus, qui lui sont crédités comme un cadeau immérité. Certes, même en étant chrétien, une partie importante de l’identité militaire continue de venir de notre grade et de nos promotions. Ce serait peu sage, même malhonnête, de nier notre humanité et la culture militaire. Toutefois, l’identité la plus profonde du militaire chrétien est désormais celle d’un enfant de Dieu, pardonné et aimé pour toujours par Jésus-Christ.

Cette nouvelle identité en Jésus-Christ transforme ensuite la façon dont un militaire chrétien agit envers ses supérieurs et ses subordonnés, comme l’explique l’apôtre Paul dans Éphésiens 6, les versets 5 à 9. En examinant le texte de plus près, nous constatons qu’une bonne partie du ministère de l’aumônier militaire protestant consiste à encourager des militaires chrétiens à mettre ce texte en pratique, et à l’appliquer à ceux n’étant pas encore chrétiens afin de leur expliquer comment leur vie changerait s’ils devenaient disciples de Jésus-Christ.

Dans ce texte, l’apôtre Paul parle surtout des relations entre maîtres et esclaves chrétiens du premier siècle, lesquels se trouvent souvent dans la même famille et la même Église locale. L’application première de ces versets est donc entre chrétiens. Toutefois, ces mêmes versets incluent des principes s’appliquant au chrétien dans ses liens plus généraux, par exemple au travail, ce qui englobe aussi la vie militaire. Voici ce que dit l’apôtre dans Éphésiens 6, les versets 5 à 9 :

5 Esclaves, obéissez à vos maîtres terrestres avec crainte et profond respect, avec sincérité de cœur, comme à Christ. Ne le faites pas seulement sous leurs yeux, comme le feraient des êtres désireux de plaire aux hommes, mais obéissez comme des serviteurs de Christ qui font de tout leur cœur la volonté de Dieu. Servez-les avec bonne volonté, comme si vous serviez le Seigneur et non des hommes, sachant que chacun, esclave ou homme libre, recevra du Seigneur le bien qu’il aura lui-même fait. Quant à vous, maîtres, agissez de même envers eux et abstenez-vous de menaces, sachant que leur maître et le vôtre est dans le ciel et que devant lui il n’y a pas de favoritisme.

     Les versets 5 à 8 s’adressent particulièrement aux militaires chrétiens de rang – matelot, soldat, aviateur ; aux sous officiers : second maîtres, premier maîtres, sergents, adjudants – et à toute relation entre personnes de grades inférieur et supérieur.  Le verset 8 apporte tout particulièrement au militaire chrétien une profonde assurance de sa vraie identité, et ce, surtout lorsqu’on n’est pas promu ou quand ses efforts ne sont reconnus. Une partie fréquente du ministère de l’aumônier militaire est de conseiller des militaires croyants qui se sentent oubliés ou maltraités par « le système », et d’expliquer ce même Évangile aux non-croyants qui se trouvent dans cette situation difficile. Lorsque le moral d’une unité militaire est miné, une des principales causes est souvent un manque de reconnaissance venant des supérieurs, car le système militaire valorise tant la performance et la réussite. Or, au verset 8 l’apôtre dit au militaire chrétien « sachant que chacun, esclave ou homme libre, recevra du Seigneur le bien qu’il aura lui-même fait.» Bref, l’Évangile rappelle au militaire chrétien sa vraie récompense et lui apporte du réconfort lors des moments qu’on peut qualifier «d’échecs».  Jésus promet de récompenser le travail de son peuple, même lorsque les autorités humaines ne le font pas. Le résultat est que le militaire chrétien pourra accomplir sa mission et s’acquitter de ses responsabilités du mieux possible, tout en laissant entre les mains de Dieu les résultats et même les conséquences de son service. Au lieu de s’inquiéter des résultats d’une course «carriériste», le militaire chrétien, à travers l’Évangile, à la liberté de chercher d’abord et avant tout la récompense de son seul vrai Maître.

En deuxième lieu, le verset 9 s’adresse particulièrement aux officiers chrétiens subalternes et supérieurs, aux amiraux et généraux, et à toute relation d’un supérieur envers un subordonné. Voici ce qu’en dit l’apôtre : « Quant à vous, maîtres, agissez de même envers eux et abstenez-vous de menaces, sachant que leur maître et le vôtre est dans le ciel et que devant lui il n’y a pas de favoritisme. » Ici encore, il est important de souligner que la première application de ce principe est au sein de l’Église. Toutefois, le ministère d’un aumônier militaire protestant auprès des militaires chrétiens de grade supérieur est de leur montrer comment l’Évangile change leur façon de commander de deux façons précises : dans leur façon de servir et dans leur exercice de la justice.

Premièrement, l’aumônier militaire a le rôle pour encourager et conseiller ceux et celles en position supérieure de servir plutôt que de se faire servir. On décèle, dans ces conseils, une consigne positive (à faire) et une consigne négative (à ne pas faire).

Du côté positif, le supérieur militaire chrétien est appelé par Dieu à traiter ses inférieurs avec humilité, respect et sincérité de cœur : «agissez de même».  Pourquoi ? Parce que le militaire chrétien a un Maître au-delà de l’État, c’est-à-dire Jésus-Christ, qui est venu servir plutôt que pour se faire servir. Jésus est le contraire de ce qui est considéré comme «normal» dans notre société occidentale. Cette dernière affirme que plus notre grade est élevé, plus nous devrions nous attendre à recevoir des honneurs et des récompenses, par exemple, un bon salaire, du prestige, et du pouvoir. Mais pour les militaires chrétiens qui se fondent sur l’Évangile, plus nous sommes gradés, plus nous sommes appelés à servir ses subordonnés et à mettre leurs intérêts avant les nôtres. Ce principe est enseigné et encouragé par l’aumônier militaire protestant. Cette façon de diriger est bien illustrée à travers une tradition dans l’Armée canadienne qui veut que lorsque les militaires mangent ils le font en ordre inverse de leur grade. Les simples soldats mangent en premier, suivis par les caporaux, les sergents et les adjudants. Ensuite viennent les officiers : des subalternes, des officiers supérieurs, et finalement, les généraux. L’officier le plus haut gradé est toujours le dernier à manger. De la même façon, un officier supérieur chrétien est appelé à servir plutôt que de se faire servir.

Du côté de la consigne négative (à ne pas faire), l’aumônier militaire encourage et enseigne les supérieurs chrétiens à ne pas abuser de leur pouvoir : «abstenez-vous de menaces». Il explique aussi aux supérieurs non chrétiens comment leur façon de commander changerait s’ils devenaient chrétiens. Certes, il y a une ligne assez mince entre commander de façon responsable et averti d’une part, et commander de manière abusive d’autre part. D’ailleurs, plus on monte en grade, plus la ligne entre les deux est mince. Néanmoins, la menace d’un supérieur envers ses inférieurs se manifeste dans la vie militaire lorsqu’on essaie de manipuler ou de contrôler la conscience d’autrui plutôt que d’inculquer l’obéissance venant d’un cœur libre, respectueux et engagé. Par exemple, on parle d’abus de pouvoir lorsqu’un supérieur menace d’exécuter des sanctions qui sont trop sévères pour une faute. L’abus peut également se produire lorsqu’il y a tentative de bloquer une promotion comme tactique de vengeance contre autrui. En tant que ministre de l’Évangile, l’aumônier chrétien appelle les militaires supérieurs chrétiens à ne jamais abuser de leur pouvoir, et il essaie de démontrer aux militaires non chrétiens pourquoi cette approche est celle de Dieu lui-même.

Deuxièmement,  l’aumônier militaire protestant cherche constamment à conseiller et à encourager les supérieurs chrétiens à agir de façon juste et impartiale, car Dieu lui-même «agit sans favoritisme». Tel qu’il a été expliqué ci-contre, l’Évangile de Jésus-Christ déclare que tous ceux qui se fient à Jésus comme leur substitut sont justifiés devant Dieu, sans égard à leurs mérites. Dieu agit sans partialité, par pure bonté. Il pardonne celui qu’il veut et tous ceux qu’il justifie reçoivent la plénitude de son pardon  pour toujours. Tous reçoivent donc la même justice. Or, celui ou celle dont le cœur est saisi et transformé par ce pardon sans mérites veut traiter son prochain sans favoritisme, en faisant preuve      d’une justice égale pour tous. Ce principe est particulièrement important pour les officiers supérieurs, ainsi que dans tout contexte militaire où il y a une interaction entre supérieur et subordonné, car celui en position supérieure est responsable d’appliquer la justice militaire sans favoritisme aucune, peu importe le grade. Autrement dit, les règles qui s’appliquent aux inférieurs s’appliquent avec la même rigueur envers même les plus hauts gradés. Le militaire chrétien agit ainsi non pas simplement parce que c’est la bonne chose à faire envers son prochain, mais surtout parce qu’il désire honorer son Maître Jésus-Christ, qui n’avantage personne. L’Évangile crée donc des hommes et des femmes qui apportent une intégrité soutenue dans les relations militaires car leurs supérieurs et leurs subordonnés sauront que ces militaires chrétiens seront justes envers tous.

II) LE RÔLE COMPLÉMENTAIRE DE L’AUMÔNIER MILITAIRE PROTESTANT

     Le deuxième rôle de l’aumônier militaire protestant est de faire face à un défi considérable : apporter une approche pastorale fondée sur l’exclusivité sotériologique de l’Évangile, dans un contexte social pluraliste.

Dans un État démocratique moderne, les forces militaires sont au service de tous les citoyens, de façon responsable et impartiale. Le système militaire d’un pays moderne est donc pluraliste, car il doit comprendre et respecter les croyances et convictions de tous ses citoyens. Par exemple, lorsque  l’apôtre Paul parle du volet militaire de l’État dans Romains 13, les versets 1 à 5, il est évident que ce rôle comprend tous les citoyens, et qu’il a été créé par Dieu lui-même, selon le dessein de sa grâce commune. Voici ce qu’en dit l’apôtre :

1 Chacun doit se soumettre aux autorités qui exercent le pouvoir. Car toute autorité vient de Dieu ; celles qui existent ont été établies par lui. 2 Ainsi, celui qui s’oppose à l’autorité s’oppose à l’ordre voulu par Dieu. Ceux qui s’y opposent attireront le jugement sur eux-mêmes. 3 En effet, les magistrats ne sont pas à craindre par ceux qui font le bien, mais par ceux qui font le mal. Désires-tu ne pas avoir à craindre l’autorité ? Alors, fais le bien et tu recevras des éloges, 4 car elle est au service de Dieu pour t’encourager à bien faire. Mais si tu fais le mal, crains-la ! Car ce n’est pas pour rien qu’elle a le pouvoir de punir : elle est au service de Dieu pour montrer sa colère contre celui qui agit mal. 5 C’est pourquoi il est nécessaire de se soumettre aux autorités, non seulement pour éviter la colère de Dieu, mais encore par devoir de conscience.

Le défi pour l’aumônier militaire protestant est d’offrir des soins pastoraux appropriés découlant de la grâce salvifique de Jésus-Christ dans une organisation dont le rôle se limite à la grâce commune. Par définition, le pouvoir militaire est limité en ce qu’il peut faire. Par exemple, le pouvoir étatique ne peut jamais changer le cœur humain. En ce sens, le pouvoir militaire est sans armes pour réconcilier les êtres humains avec Dieu et les uns avec les autres. Seule la justification venant de l’œuvre de Jésus-Christ pourra nous réconcilier avec Dieu et seule la sanctification venant de l’œuvre de l’Esprit Saint peut créer des progrès durables vers la réconciliation avec notre prochain, y compris avec notre ennemi. Cette double réalité de la légitimité du rôle militaire d’une part, et de la sotériologie exclusive de l’Évangile d’autre part, engendre, tôt ou tard, une tension importante chez l’aumônier militaire protestant. D’un côté, il veut honorer, par motif de conscience, la chaîne de commandement militaire. De l’autre côté, par amour pour Dieu et sa grâce salvifique imméritée envers son peuple, il veut maintenir le contenu et l’exclusivité de l’Évangile. Le défi de cette réalité est de rester libre pour choisir l’Évangile avant notre carrière militaire, car le carriérisme pourrait remplacer, en pratique, notre rôle pastoral d’appliquer l’Évangile de Jésus-Christ, surtout lorsque son fond exclusif interpelle ou dérange dans un contexte pluraliste.

Un exemple pratique de ce défi pastoral de rester centré sur l’Évangile est la prière publique lors des cérémonies ou rassemblements militaires. Certains pensent qu’un aumônier exerce surtout un rôle d’agent religieux de la grâce commune, alors le contenu de ses prières devraient être pluralistes, afin d’y valider toutes les croyances. Par contre, si un aumônier militaire protestant est surtout un ministère de l’Évangile de la grâce salvifique, envoyé par son Église, alors le contenu de ses prières sera trinitaire. Or, le présent article est de l’avis, à la lumière de la Bible, que le rôle de l’aumônier est celui de ministre de l’Évangile, envoyé par son Église. Il a donc la responsabilité d’assurer que ses prières publiques soient à la fois compréhensibles pour tous et en harmonie avec la confession de foi de sa famille ecclésiastique. Dans 1 Timothée 2, les versets 5 et 6, l’apôtre Paul dit :

 5 Car il y a un seul Dieu, et un seul intermédiaire entre Dieu et l’humanité, l’homme Jésus-Christ          6 qui s’est donné lui-même comme rançon pour la libération de tous. Il a apporté ainsi, au temps    fixé, la preuve que Dieu veut que tous les humains soient sauvés.

Dans ce texte, l’apôtre souligne qu’il n’y a qu’un seul substitut qui puisse nous réconcilier avec Dieu : Jésus-Christ. Il est le seul pour toutes les ethnies, pour toutes les cultures, pour toute l’histoire, parce qu’il est le seul qui nous pardonne par sa grâce au lieu de nous exiger à améliorer notre état spirituel pour mériter sa faveur. Autrement dit, il est le seul médiateur, soit en privé soit en public. L’aumônier militaire protestant cherche donc à offrir des prières et des soins pastoraux fondés uniquement sur l’Évangile, plutôt que de le faire en ayant un œil sur ses promotions potentielles ou l’avancement de sa carrière. Au fond, il s’agit aussi d’un test de sa crédibilité auprès des autres militaires. Prenons un exemple concret. La chose la plus difficile à faire pour un militaire chrétien est de désobéir à un ordre qu’il estime être en contradiction avec les Écritures saintes. Un militaire chrétien peut se trouver dans ce dilemme en refusant de tirer sur des non combattants, d’abuser des prisonniers, ou lorsqu’il dénonce un acte grave commis par un supérieur. De telles réponses à ces situations exigent un courage fort qui ne peut être présent que lorsqu’on se fie à Jésus avant tout. On ne peut mettre l’Évangile avant  notre carrière militaire que si Jésus seul est suffisant et que s’il passe avant toute autre chose.

Or, si un militaire dans une telle situation grave vient demander  «Padre, qu’est-ce que je devrais faire ?», il ne sera possible de conseiller avec intégrité de « faire ce qui honore Dieu » que si l’aumônier lui-même met en pratique les paroles qu’il partage. Autrement dit, un aumônier qui est fidèle à prier publiquement des prières trinitaires aura la crédibilité de conseiller un autre militaire de poser un geste difficile par motif d’amour pour Dieu. Être aux côtés des militaires et leur offrir des soins pastoraux dans les situations les plus difficiles veut également dire d’être prêts à faire soi-même ce qu’on conseille aux autres au nom de Jésus-Christ.

CONCLUSION

      En conclusion, il y a aura toujours des moments importants qui appartiennent au padre, au cours des exercices ou dans le feu de l’action. Dans l’infanterie, ces moments comprennent l’attente avant de partir en patrouille, où l’aumônier prie pour et avec ses troupes, en tête-à-tête. Un aumônier cherche certainement à partager l’Évangile du mieux possible avant un assaut. En position défensive, où les heures sont longues et souvent pénibles, un padre peut être un réconfort non seulement par sa présence mais aussi en communiquant la bonne nouvelle que Jésus a subi beaucoup plus afin de pardonner à tout jamais celui ou celle qui se fie à lui. Finalement, après des entrainements ou des batailles où il a des blessés, des prisonniers et des morts, l’aumônier apporte la Parole de Dieu sur la vie et la mort, sur le présent et l’éternité, en apportant le réconfort que Jésus seul peut nous donner.

Aux versets 20 à 26 du chapitre 12 de l’Évangile de Jean, nous lisons :

20 Quelques Grecs se trouvaient parmi ceux qui étaient venus à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête. 21 Ils s’approchèrent de Philippe, qui était de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent : « Maître, nous désirons voir Jésus. » 22 Philippe alla le dire à André, puis tous deux allèrent le dire à Jésus. 23 Jésus leur répondit : « L’heure est maintenant venue où le Fils de l’homme va être élevé à la gloire. 24 Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : un grain de blé reste un seul grain s’il ne tombe pas en terre et ne meurt pas. Mais s’il meurt, il produit beaucoup de grains. 25 Celui qui aime sa vie la perdra, mais celui qui refuse de s’y attacher dans ce monde la gardera pour la vie éternelle. 26 Si quelqu’un veut me servir, il doit me suivre ; ainsi, mon serviteur sera aussi là où je suis. Mon Père honorera celui qui me sert. »

Dans ce texte, Jésus dit que son heure est venue pour se donner sur la croix. Il descend au plus profond de la tranchée de notre misère remplie de péché, aux pires heures de notre vie. Il subit nos blessures à notre place, afin que nous soyons réconciliés avec Dieu pour toujours. Derrière cette mission de Jésus se trouve Dieu le Père qui envoie son Fils. Le résultat de sa mission, c’est la victoire de la vie éternelle à tous ceux et celles qui croient, une victoire rendue certaine par l’Esprit Saint qui fait renaître le cœur de son peuple. Bref, le Dieu trinitaire est le padre par excellence. Il ose servir plutôt que de se faire servir afin d’honorer celui qui le sert.

                                                                                      Notes

1.    « Le mot anglais «padre», d’usage courant su sein de l’Armée canadienne pour désigner l’aumônier, vient du mot espagnol ou portugais «padres» ou «père». La façon dont ce terme est entré dans le vocabulaire de l’armée britannique, qui fut la première à l’utiliser, demeure encore obscure. Il est possible que ce mot soit entré dans l’usage au cours de la guerre de l’Espagne ou encore par l’intermédiaire des régiments britanniques cantonnés en Inde, en Afrique où le terme était couramment utilisé par les Espagnols et les Portugais pour désigner les membres du clergé. »

Canada, Ministère de la Défense nationale, Manuel du Service royal de l’aumônerie canadienne,  A-CG-001-000/JD-000, Ottawa, 2003, p. 1-1

2.   Canada, Ministère de la Défense nationale, Ordonnances et règlements royaux applicables aux Forces canadiennes, chapitre 33.03, Ottawa, 2005, p. 3.

3.   A la connaissance de l’auteur, cette phrase est attribuable au théologien et apologète américain Francis Schaeffer (1912 – 1984), d’abord dans livre Two Contents, Two Realities, Downers Grove, USA, Inter Varsity Press, 1977.

4.   L’auteur préfère se limiter à sa propre expérience dans les armes de combat, de 1992 à 2008, lorsqu’il a servi comme aumônier du Royal Montreal Regiment, une unité de la Première Réserve de l’Armée canadienne.

5.  Un résumé concis du rôle du diacre vient de l’Ordre et discipline ecclésiastiques de l’Église réformée du Québec :

La fonction principale des diacres est de servir l’Église et le monde au nom du Seigneur selon l’Ecriture (l). A cet effet, le conseil des diacres doit exercer les ministères de l’aide aux membres dans le besoin, de la distribution des dons en argent ou en nature, et de la formation des membres en ce qui concerne les biens matériels. Par l’exercice de leur ministère, l’amour du Christ devient visible et réel, en particulier aux nécessiteux et à ceux qui souffrent matériellement, physiquement, émotionnellement et spirituellement. Les diacres servent l’Église par leur engagement et par leur exemple. Ils sont un modèle qui stimule chaque membre à s’engager avec fidélité dans son service particulier. Ils doivent faire preuve de sagesse, de dévouement et de discrétion. (Actes 6.2,3; Romains 12.7;  Romains 16.1,2).

L’Église réformée du Québec, Ordre et discipline ecclésiastiques, chapitre 2.4.1., édition du 15 mars 2001 http://www.erq.qc.ca/francais/ode_fr.html

6.   Le lecteur est invité à lire : Romains 3, 21 – 31; Romains 5, 1 – 11; Romains 8, 31 – 39;  Ephésiens 1, 3 – 14; Ephésiens 2, 1-10.

7.   Etabli en 1883, le Royal Canadian Regiment est le régiment d’infanterie le plus ancien de l’Armée canadienne.        Il a servi dans tous les conflits dans lesquels le Canada a été impliqué. Sa devise officielle est Pro Patri.

8. Les forces spéciales de certains pays occidentaux ont adopté des variations de la devise «Qui ose, gagne», dont l’origine remonte possiblement à David Sterling (‘‘Who Dares, Wins’’) le fondateur des commandos d’élite britanniques pendant la Deuxième guerre mondiale. Voir FERGUSON, Amanda, SAS : Special Air Service, New York, Rosen Publishing, 2003, p. 12.

 

  • Padre/Lcol (ret)  J.G. (Jean) Zoellner, MMM,CD est membre du corps pastoral de l’Église réformée du Québec, où il a exercé un ministère pastoral de 1983 à 2015.  Parallèlement, il fut aumônier dans la Réserve de l’Armée canadienne de 1991 à 2015, dont son dernier poste a été celui d’Aumônier adjoint du Commandement de l’Armée canadienne (2013-2015). Il est actuellement Doyen de Farel | Faculté de théologie réformée à Montréal. Lui et son épouse Daryl habitent Montréal.

Comment célébrer Noël

        Dans le présent article, je vous invite à considérer ce que dit l’apôtre Paul aux versets 1 à 11 du 2e chapitre de sa lettre à l’Église de Philippe, sous le titre: « Comment célébrer Noël ».

Commençons par un récit fictif. Il était une fois une Église connue pour la qualité de sa musique. Elle avait une excellente chorale et un soliste ayant une superbe voix de ténor. Or, en préparant la musique de Noël une année, le soliste provoque une dispute. Il affirme qu’il n’est pas bon pour la chorale et lui-même d’être en arrière de l’Église et en haut dans le balcon. Il veut que tous les musiciens soient en avant, afin que tous puissent les voir et mieux les apprécier. Toutefois, et le directeur musical et le pasteur décident de ne rien changer. Selon eux, le rôle de la chorale n’est pas d’offrir une prestation musicale, mais d’aider le peuple à prier ensemble par les chants. Hélas, suite à cette décision, le soliste quitte l’Église sur le champ. Inutile à dire que cette année-là, Noël a été célébré sans beaucoup de paix.

Or, actuellement, préparez-vous à célébrer Noël sans beaucoup de paix ? Sentez-vous qu’il y a d’autres dans votre Église qui ne vous accordent pas la reconnaissance que vous pensez mériter ? Êtes-vous déçus ou même piqués parce que l’Église semble oublier vos intérêts ? Dans votre mariage, trouvez-vous que votre mari ou votre épouse s’intéresse plus à sa carrière qu’à vos besoins ? Bref, lorsque nos relations avec les autres ne sont pas au beau fixe, il nous est difficile de savoir comment célébrer Noël.

       Heureusement, l’apôtre Paul propose une approche sage pour vivre des relations de paix ce Noël. Sa solution est plutôt simple : vivez Noël tous les jours de l’année ! Voici comment il le dit aux versets 1 à 11 de Philippiens chapitre 2:

1 Votre union avec le Christ vous donne-t-elle du courage ? Son amour vous apporte-t-il du réconfort ? Êtes-vous en communion avec le Saint-Esprit ? Avez-vous de l’affection et de la bonté les uns pour les autres ? 2 Alors, rendez-moi parfaitement heureux en vous mettant d’accord, en ayant un même amour, en étant unis de cœur et d’intention. 3 Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir inutile de briller, mais, avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. 4 Que personne ne recherche son propre intérêt, mais que chacun de vous pense à celui des autres. 5 Comportez-vous entre vous comme on le fait quand on connaît Jésus-Christ: 6 Il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas voulu demeurer de force l’égal de Dieu. 7 Au contraire, il a de lui-même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur. Il est devenu homme parmi les hommes, il a été reconnu comme homme ; 8 il a choisi de vivre dans l’humilité et s’est montré obéissant jusqu’à la mort, la mort sur une croix. 9 C’est pourquoi Dieu l’a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom supérieur à tout autre nom. 10 Il a voulu que, pour honorer le nom de Jésus, tous les êtres vivants, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, se mettent à genoux, 11 et que tous proclament, à la gloire de Dieu le Père : « Jésus est le Seigneur ! » 

       Comment célébrer Noël. Le verset clé est le verset 5: «Comportez-vous entre vous comme on le fait quand on connaît Jésus-Christ». Pratiquement, ceci comprend deux (2) engagements quotidiens: (1) regardez Jésus tel qu’il est; et (2) mettez les autres avant soi.

       Comment célébrer Noël: Regardez Jésus tel qu’il est. Paul l’explique aux versets 6 à 8 :

6 Il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas voulu demeurer de force l’égal de Dieu. 7 Au contraire, il a de lui- même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur. Il est devenu homme parmi les hommes, il a été reconnu comme homme ; 8 il a choisi de vivre dans l’humilité et s’est montré obéissant jusqu’à la mort, la mort sur une croix.

Or, en regardant Jésus, vous verrez quelqu’un d’unique et d’extraordinaire : il est est à la fois pleinement Dieu et pleinement humain. De plus, ses deux natures vivent en paix, l’une avec l’autre, en une seule personne.

D’un côté, dit la première partie du verset 6, en étant Dieu, il est tout puissant et tout majestueux, digne de toute notre adoration et obéissance. Vous ne pouvez pas traiter Jésus de façon détendue, ordinaire, ou banale. Il est d’ailleurs beaucoup plus qu’un excellent exemple à suivre. Il est Dieu tout puissant, le Roi des rois. Vous venez à Jésus à genoux, devant toute sa gloire divine !

De l’autre côté, dit la deuxième partie du verset 6, en devant humain lors de sa conception et en naissant lors du premier Noël, il a choisi lui-même de ne pas se prévaloir de toute la reconnaissance qui lui revient de droit. Il est important à noter que le verset 6 ne dit pas que le Fils a cessé d’être Dieu en devenant homme, ou qu’il a vidé sa personne de son statut divin. Le verset dit plutôt ceci : tout en étant pleinement Dieu, il a choisi de ne pas exercer son ministère avec toute la gloire divine qu’il mérite.

Au contraire ! Selon les versets 7 et 8, en devant homme il a choisi la condition humaine la plus basse qui soit : celle d’esclave («serviteur»). Il a vécu ainsi afin d’obéir parfaitement à son Père, à notre place, pour enfin mourir sur une croix destinée aux meurtriers et brigands, afin d’y prendre sur lui-même la pénalité de nos péchés !

Il y a, certes, tellement à dire ici, mais nous offrirons un seul commentaire si important pour notre vie. Le voici : il n’y a pas de contraction entre égalité et soumission. D’une part, notre Seigneur Jésus-Christ est le Fils de Dieu. Dans son être, il est entièrement égal à Dieu le Père et à Dieu le Saint-Esprit. D’autre part, pour accomplir la mission de Dieu de se réconcilier avec nous ses ennemis, Jésus se soumet au Père et au Saint-Esprit, et vient même nous servir plutôt que de se faire servir.

En voici une illustration. Dans le monde militaire, les grades inférieurs saluent les grades supérieurs. Mais attention ! Les grades inférieurs ne saluent pas la personne exaltée du grade supérieur  ! Autrement dit, on ne salut pas un grade supérieur parce que cette homme ou femme est plus noble, plus digne ou plus intelligent. Tous les militaires sont égaux en termes de leur être ou de leur personne. Par contre, on salue la mission ou la responsabilité que le gouvernement a confiée au grade supérieur et on se soumet aux ordres de notre supérieur. De même, lorsque le Fils de Dieu devient homme lors de sa conception en Marie, il le fait pour accomplir la mission de la Trinité. Pour accomplir cette mission, Jésus assume un grade inférieur. Il vient faire la volonté de son Père tout en dépendant de la puissance de l’Esprit Saint à la fois pour sa conception humaine, sa naissance et pour accomplir tout son ministère. Voilà votre Seigneur Jésus tel qu’il est et tel qu’il désire que vous le connaissiez !

     Comment célébrer Noël: Mettez les autres avant soi. Paul le dit aux versets 1 à 4 :

 1 Votre union avec le Christ vous donne-t-elle du courage ? Son amour vous apporte-t-il du réconfort ? Êtes-vous en communion avec le Saint-Esprit ? Avez-vous de l’affection et de la bonté les uns pour les autres ? 2 Alors, rendez-moi parfaitement heureux en vous mettant d’accord, en ayant un même amour, en étant unis de cœur et d’intention. 3 Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir inutile de briller, mais, avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. 4 Que personne ne recherche son propre intérêt, mais que chacun de vous pense à celui des autres.

        Bref, dit Paul, tout comme il n’y a pas de contradiction entre égalité et soumission en la personne de notre Seigneur Jésus-Christ, de même, il n’y a pas de contradiction entre égalité et soumission dans nos relations comme frères et sœurs dans son Église.

Considérons en premier l’égalité, selon les versets 1 & 2. Comme chrétiens, nous sommes tous unis à notre Seigneur Jésus. Nous sommes tous unis à l’Esprit Saint. Nous sommes tous appelés à un même amour en étant unis de cœur. Puis-je le dire autrement ? Vous êtes tous les enfants de Dieu votre Père qui vous aime comme il aime son propre Fils ! Vous êtes tous remplis de sa grâce. Vous êtes tous remplis de son Esprit. Il n’y a pas de chrétiens de second ordre : Jésus vous chérit tous pleinement.

Par la suite, passons à la soumission, selon les versets 3 & 4. Il  est assez évident que Paul nous appelle à regarder les intérêts et besoins de nos frères et sœurs comme en étant plus importants que les nôtres. Alors, pour servir l’autre avant soi, je dois faire avancer les besoins de l’autre en premier. Dieu nous appelle à une attitude et à un comportement  de soumission dans nos relations les uns avec les autres, une soumission venant de notre relation avec Jésus lui-même et de sa façon de faire sa mission.

Vous êtes peut-être en train de vous demander « D’accord, mais comment le faire en pratique ? Jésus vit ainsi, certes, mais nous ne sommes pas Jésus ! Nous sommes aux prises avec nos péchés, notre insécurité, nos échecs, nos peurs.»

Toutefois, Paul nous appelle à vivre comme ceux et celles qui connaissent Jésus et qui sont engagés à vivre comme Lui. Pour nous aider et nous encourager à vivre ainsi, regardons de plus près ce que dit l’apôtre au verset 3: « Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir inutile de briller, mais, avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes.»

Il y a dans ce verset une chose négative (-) à combattre et une chose positive (+) à faire tous les jours.

Le négatif (-) en premier: Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir inutile de briller.  La cause principale des bris de nos relations, c’est l’ambition égoïste de notre orgueil ! Alors, combattez votre orgueil par l’assurance de qui vous êtes en Jésus.

Vous souvenez-vous du chanteur soliste au début du présent article ? Il avait une opinion de lui-même plus haute que méritée. Nous l’avons aussi, ou Paul n’aurait jamais écrit ces mots ! Nous nous estimons trop et sommes dérangés par d’autres qui ne partagent pas notre opinion de nous-mêmes. Parfois nous vivons également un profond manque d’estime de soi. Hélas, ceci vient assez souvent d’une opinion trop haute de nous-mêmes. Or, dit Paul, soyez libérés de ce piège orgueilleux ! Jésus nous aime comme ses enfants non pas parce que nous sommes compétents et de grandes réussites. Il nous aime, simplement parce qu’il nous aime. De plus, il est parfaitement compétent et la réussite parfaite pour nous. Il nous donne son statut, il nous accorde son héritage, il partage ses dons avec nous. Trouons notre identité en lui. Nous serons ainsi libérés de la quête d’être quelqu’un de magnifique. Nous serons libérés pour vivre en paix avec notre identité et nos compétences plutôt ordinaires.

      Ensuite le positif (+): Avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. Bref, priez fort et travaillez fort afin de vous mettre dans la peau de l’autre. C’est de l’empathie : l’effort soutenu pour ressentir ce que l’autre ressent.  Quel est  le but de l’empathie ? Servir l’autre. Afin que l’autre soit libre pour servir Dieu. Autrement dit, faites tout pour rendre les autres libres de servir Jésus comme ils désirent le faire, à la lumière des Écritures.

      Par exemple, dans votre Église, est-ce qu’il y a quelqu’un ou des gens qui font ce que vous n’aimez pas faire ? Allez les encourager. Y’at-il des gens qui ne reçoivent pas assez de reconnaissance ou d’aide ? Allez les servir et les honorer. Avez-vous des doutes au sujet du comportement d’un frère ou d’une sœur ? Traitez-le avec douceur, et en cas de doute légitime, accordez-leur le bénéfice du doute. En Jésus, vous êtes libres pour vous mettre dans la peau de l’autre, afin de faire passer ses intérêts avant les vôtres.

       Un autre exemple. Dans notre vie de couple, nous voulons élever nos enfants de la meilleure façon possible. Toutefois, il est possible que notre couple ne soit pas d’accord sur ce qui est la meilleure façon. Afin d’arriver à un consensus, il sera probablement nécessaire de bien écouter en premier les intérêts de l’autre. Ou bien, comme mari ou épouse, vous pensez peut-être que votre carrière va bien là où vous êtes. Toutefois, est-ce que votre époux ou votre épouse souffre dans la situation actuelle ? Ou vice-versa, vous croyez que vous avez plus à offrir dans votre carrière et qu’un déménagement s’impose. Est-ce que votre mari ou votre épouse l’envisage du même œil ? En Jésus, vous êtes libres de vous mettre dans la peau de l’autre, afin de faire passer ses intérêts avant les vôtres.

        Cette année, préparez-vous à célébrer Noël sans beaucoup de paix ? Sentez-vous qu’il y a d’autres dans votre Église qui ne vous accordent pas la reconnaissance que vous pensez mériter ? Trouvez-vous que l’Église vous oublie trop souvent ? Dans votre mariage, pensez-vous que votre mari ou votre épouse s’intéresse plus à sa carrière qu’à vos besoins ? Il y a de l’espoir : laissez Jésus vous servir, celui qui place votre vie avant la sienne. Laissez-le vous servir tous les jours, pour ainsi célébrer Noël tous les jours. Vous ne pouvez pas changer l’attitude de l’autre, mais vous pouvez changer votre attitude ! Voilà comment célébrer Noël.

  • JG Zoellner