PERSÉVÉRER PAR LA FORCE DE L’ESPRIT SAINT (#4/fin)

Chers frères et sœurs, votre Seigneur s’est donné pour vous. Votre Seigneur est ressuscité pour vous. Votre Seigneur ne perdra jamais ceux que le Père lui a donnés. Comme Jésus lui-même a dit, lorsque vous demandez au Père un poisson pour apaiser votre faim, il ne vous donnera pas un serpent. Alors, comment prier et avancer dans la confiance que notre Seigneur soit à la hauteur face à nos épreuves? Au verset 39 de Matthieu chapitre 26, Jésus prie tout juste avant sa crucifixion : « Mon Père, si c’est possible, éloigne de moi cette coupe de douleur. Toutefois, non pas comme je veux, mais     comme tu veux. » Notre Seigneur sait qu’il est lui-même la justice et la grâce de Dieu. Il vient s’offrir pour satisfaire à la justice de Dieu à la place des injustes. Il vient déverser son pardon sur ceux qui ne le méritent point. Son désir, c’est que la grâce et la justice de son Père s’accomplissent par lui et en lui. Il veut faire la volonté de son Père et lui obéissant à votre place. Or, nous ne sommes pas Jésus. Nous ne sommes ni sauveurs ni rédempteurs. Mais nous lui appartenons et il se sert de nous pour sa gloire. Alors, la sagesse de Dieu est de chercher, dans les épreuves les plus difficiles, ce qui fera avancer sa grâce et sa justice avant tout. Pratiquement, vous ferez assez souvent une requête négative : « Seigneur, donne-moi de la sagesse pour ne pas pécher contre toi dans cette épreuve.» A la lumière des Écritures, vous priez pour éliminer de vos...

PERSÉVÉRER PAR LA FORCE DE L’ESPRIT SAINT (#3)

Persévérer n’est pas une affaire où on se fie à notre résilience, mais un acte de confiance en la force de l’Esprit Saint de nous porter, car nous restons toujours faibles et incapables. Nous vivons cette relation de dépendance et de confiance surtout par la prière. Nous pensons que ceci est tellement évident, mais nous l’oublions parfois. Pourquoi ? Nous doutons. Aux versets 6 à 8 de Jacques chapitre 1, ce pasteur nous dit : « 6 Mais il faut qu’il demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable à une vague de la mer, que le vent soulève et pousse d’un côté ou de l’autre. 7 Un tel homme ne doit pas s’imaginer qu’il recevra quelque chose du Seigneur, 8 car il est indécis et incertain dans tout ce qu’il entreprend.» Jacques nous lance une mise en garde : même dans la prière il nous arrive d’écouter notre voix et nos craintes plutôt que de saisir les promesses de Dieu. Pourquoi ? Au verset 5 Jacques dit « on doute » et au verset 8 il dit « on est indécis et incertain ». Il y a beaucoup à dire ici, mais arrêtons-nous à un seul commentaire que voici : le doute et l’incertitude viennent lorsque nous craignons que Dieu ne soit pas bon. Nous sommes incertains que sa parole et sa volonté soient suffisantes. Alors, au lieu d’aller de l’avant dans l’épreuve, nous nous protégeons en préparent un plan «au cas où». Nous cherchons des moyens pour éviter, contourner, ou contrôler une situation de manière à nous plaire plutôt que de chercher la...

PERSÉVÉRER PAR LA FORCE DE L’ESPRIT SAINT (#2)

Comme chrétiens, nous faisons face à des obstacles qui nous dépassent et nous découragent. Parfois, nous pensons que la seule chose à faire, c’est puiser dans notre force intérieure ou notre technique pour surmonter l’obstacle. Erreur ! Persévérer n’est pas une affaire où on se fie à notre résilience, mais un acte de confiance en la force de l’Esprit Saint de nous porter, car nous restons toujours faibles et incapables. Dans sa grâce, votre Père et votre Sauveur vous envoient l’Esprit-Saint pour vous réconforter et vous conseiller en tout moment et au travers de toute épreuve. Autrement dit, vous êtes tellement, tellement aimés par votre Père si généreux et si bienveillant ! Alors, dit le pasteur Jacques, au verset 5a du chapitre 1: «Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui la lui donnera…» Nous pensons que ceci est tellement évident, mais nous l’oublions parfois.Pourquoi ? Parce que nous écoutons notre cœur plutôt que de parler à Dieu. Devant l’épreuve, par exemple, nous nous arrêtons à nos émotions et peurs, nous écoutons ce qui nous anime et ce qui nous semble être évident, et nous cherchons notre force en nous-mêmes. «Essayons plus fort !» devient notre devise. Jacques dit le contraire : Au lieu d’écouter soi-même, il vous appelle à prier tout en avouant votre faiblesse. Pourquoi ? Parce que lorsque vous parlez à Dieu, vous êtes préoccupés par son caractère, vos pensées sont formées par ses promesses et vous le laissez vous porter. La sagesse, c’est la capacité de faire la bonne chose, de la bonne façon, et au bon moment. Dans le...

PERSÉVÉRER PAR LA FORCE DE L’ESPRIT SAINT (#1)

Comme chrétiens, il y a des situations qui nous dépassent complètement. Vous êtes peut-être là : vous êtes découragés et fatigués. Aux versets 5 à 8 de Jacques chapitre 1, ce pasteur s’adresse à des chrétiens qui font face à l’épreuve la plus difficile, à savoir, se faire rejeter parce qu’on est disciple de Jésus-Christ. Toutefois, il y a de l’espoir quand vous vous sentez dépassés par ce qui vous arrive. Jacques nous guide ainsi: (1) considérez ce que Dieu lui-même vous promet ; et (2) faites attention à ce qui peut vous faire douter de sa promesse. (1) D’abord, réfléchissez à ce que Dieu lui-même vous promet: « 5 Cependant, si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui la lui donnera; car Dieu donne à tous généreusement et avec bienveillance.» Dans la deuxième partie du verset 5 Jacques dit : « Dieu donne à tous généreusement et avec bienveillance. » Dans son caractère, Dieu votre Père vous sera à la fois généreux et bienveillant. Comment en être certains ? Parce que vous appartenez à son Fils Jésus-Christ. Il vous aime comme il aime son propre Fils. Dans son amour, votre Père a donné son Fils pour vous. Dans son amour, il accepte l’obéissance de son Fils à votre place, le sacrifice de son Fils pour votre pardon, et la résurrection de son Fils comme garantie de votre héritage éternel. Dans son amour, votre Père et votre Sauveur vous envoient l’Esprit-Saint pour vous réconforter et vous conseiller en tout moment et au travers de toute épreuve. Autrement dit, vous êtes tellement, tellement aimés par...

Denys et Damaris à Montréal

Denys et Damaris. Il serait bien d’avoir plus de gens comme eux à Montréal, ainsi que dans les grandes villes, les villes modestes et les villages du monde. Denys et Damaris. Ils font partie du tout petit nombre de nouveaux chrétiens issus d’un des grands discours évangéliques de l’apôtre Paul, celui prononcé à Athènes au 1er siècle (Actes 17/ 32 – 34) : «32 Quand les Grecs entendent dire que Dieu peut relever quelqu’un de la mort, les uns se moquent de Paul, les autres disent : « Nous t’écouterons parler de cela une autre fois ! » 33 Alors Paul les quitte. 34 Pourtant, quelques-uns vont avec lui et deviennent croyants. Parmi eux, il y a Denys, du Conseil d’Athènes, une femme appelée Damaris et d’autres encore.» Denys et Damaris. Pourquoi eux et quelques-uns plutôt que la grande majorité de l’auditoire ? Parce que Dieu le Saint-Esprit agit en qui il veut, quand il veut, comme il veut. Denys et Damaris. Que chaque chrétien puisse prier « Seigneur, envoie souvent dans ma vie un ou deux Denys et Damaris, ceux en qui l’Esprit Saint agit déjà, afin que je puisse leur témoigner de ton sacrifice et de ta résurrection.» L’Esprit appelle les Denys, les Damaris, et les quelques-uns de ce monde. Ils se multiplient en nombre et en sainteté. Le résultat en est que de plus en plus de gens se mettent à genoux devant Jésus, qui est suprêmement digne de recevoir leur adoration. Et des sociétés, des villes et des villages sont davantage marqués par sa grâce et sa vérité. Denys et Damaris. A Montréal. Partout. Pour...

« Padre, que faites-vous là à cette heure ? »

       «Qui va là ?». La voix du jeune fantassin canadien résonne de la tranchée, à travers l’obscurité impénétrable de la nuit et de pluie battante. «C’est moi, le Padre1» vient la réponse de l’aumônier militaire protestant, en se glissant dans la position défensive aux petites heures du matin. «Mais Padre, que faites-vous là à cette heure ?» Voilà, en effet, une question qui résume bien le ministère de l’aumônier militaire, lequel doit pouvoir servir «ses troupes» à toute heure et en tous lieux. On peut définir ce ministère à la fois officiellement et officieusement. Les Forces canadiennes définissent officiellement la mission d’un aumônier militaire tel que: L’aumônier veille au bien-être moral et spirituel de toute personne faisant partie de la base, l’unité ou l’élément et:(a) dirige les offices religieux et officie aux baptêmes, mariages et funérailles;(b) prend des mesures nécessaires pour accorder des secours religieux aux militaires ou aux membres de leurs familles qui selon le cas sont malades, en détention civile ou militaire ou qui désirent des secours religieux;(c) doit être prêt à assurer l’aide et l’instruction religieuses à toutes les personnes de la base, l’unité ou l’élément. 2 Officieusement,  le rôle de l’aumônier militaire est d’initier le contact avec les militaires et leurs familles, pour être à côté d’eux là où ils se trouvent, et pour partager avec eux des situations pénibles et où ils sont vulnérables. On appelle souvent ce travail un «ministère de présence». À toutes fins pratiques, que signifie cette expression ? Certes, l’aumônier est personnellement et fréquemment auprès des gens mais au fond, un aumônier militaire protestant est surtout un ministre de l’Évangile de...

« Comment célébrer Noël »

        Dans le présent article, je vous invite à considérer ce que dit l’apôtre Paul aux versets 1 à 11 du 2e chapitre de sa lettre à l’Église de Philippe, sous le titre: « Comment célébrer Noël ». Commençons par un récit fictif. Il était une fois une Église connue pour la qualité de sa musique. Elle avait une excellente chorale et un soliste ayant une superbe voix de ténor. Or, en préparant la musique de Noël une année, le soliste provoque une dispute. Il affirme qu’il n’est pas bon pour la chorale et lui-même d’être en arrière de l’Église et en haut dans le balcon. Il veut que tous les musiciens soient en avant, afin que tous puissent les voir et mieux les apprécier. Toutefois, et le directeur musical et le pasteur décident de ne rien changer. Selon eux, le rôle de la chorale n’est pas d’offrir une prestation musicale, mais d’aider le peuple à prier ensemble par les chants. Hélas, suite à cette décision, le soliste quitte l’Église sur le champ. Inutile à dire que cette année-là, Noël a été célébré sans beaucoup de paix. Or, actuellement, préparez-vous à célébrer Noël sans beaucoup de paix ? Sentez-vous qu’il y a d’autres dans votre Église qui ne vous accordent pas la reconnaissance que vous pensez mériter ? Êtes-vous déçus ou même piqués parce que l’Église semble oublier vos intérêts ? Dans votre mariage, trouvez-vous que votre mari ou votre épouse s’intéresse plus à sa carrière qu’à vos besoins ? Bref, lorsque nos relations avec les autres ne sont pas au beau fixe, il nous est difficile...

David CRAIG (1937-2001): Capsule historique

CAPSULE HISTORIQUE: le pasteur David CRAIG (1937-2001) David Craig fut un pionnier du renouveau de la mission réformée francophone au Québec. A la fois pasteur, aumônier militaire, missionnaire et le fondateur de FAREL | Faculté de théologie réformée, les premiers cours de FAREL se donnaient au sous-sol de la maison familiale à Québec vers la fin des années 1970. Sur sa pierre tombale dans le cimetière anglican de Berthierville (Québec), il est écrit: « CRAIG, David Trevor, 1937-2001, beloved husband and papa, pionnier de l’Eglise réformée du Québec, pasteur bien-aimé, Soli Deo Gloria » L’homme et sa vie méritent d’être mieux connus et appréciés. Voilà pourquoi nous vous recommandons la lecture du livre (2009) de Jason Zuidema (PhD, McGill) intitulé « Vie et Pensées de David Craig, 1937-2001: Missionnaire Presbytérien Canadien ». Notre Dieu lui-même nous commande d’étudier et de connaître l’histoire de son Église et de ses serviteurs: « Souvenez-vous de vos anciens dirigeants, qui vous ont annoncé la parole de Dieu. Pensez à la façon dont ils ont vécu et sont morts, et imitez leur foi.» (Hébreux 13, le verset 7) Bonne lecture...

« Fatigué de vivre » – Livre de Job, chapitre 3

      Pourriez-vous imaginer un bon repas bien servi, mais dont le tout est couvert par une nappe noire placée au-dessus du repas ? Cette nappe symbolise la perspective du 3e chapitre de Job : la vie commence bien, en étant belle, mais elle est couverte d’une nappe cynique, souffrante et désespérée. Parfois, on dit que la foi chrétienne cultive une attitude naïve et sentimentale face à la vie, parce que les chrétiens refusent de faire face à la laideur et la souffrance de la condition humaine. Certes, il nous arrive de ne pas vouloir vivre ce qui est pénible. Toutefois, ce chapitre 3 de Job est marquée de réalisme. Il est sombre et difficile à lire, car il affronte – honnêtement – le péché, la souffrance et la douleur. On pourrait même intitulé ce chapitre Fatigué de vivre. J’aborde ce chapitre doucement et, j’espère, avec du respect. Si vous êtes déjà passés par cette expérience d’être fatigué de vivre, vous saurez combien elle est pénible. Si vous y êtes actuellement, vous savez combien vos émotions basculent entre larmes et colère. Alors, en allant doucement, essayons de voir pourquoi on est parfois fatigué de vivre, et comment la grâce de Jésus peut nous faire revivre, librement. Commençons par ce poème ou lamentation de Job où il se plonge dans les profondeurs du désespoir. On va s’arrêter à deux émotions fortes qu’il vit : (1) je suis fâché ; et (2) je suis épuisé.          (1) D’abord, je suis fâché par l’absurdité de ma vie (v. 1 – 10). Quelques versets parmi les dix premiers seront suffisants pour ressentir un peu...

« Oser être plus sage que Dieu » – Job, chapitre 1

« L’habit ne fait pas le moine » dit le dicton, ou si vous voulez, les apparences sont parfois trompeuses, car la vie est plus complexe que prévue.  Toutefois, nous ne sommes pas toujours à l’aise devant cette réalité. Nous préférons une vie stable, prévisible et compréhensible, surtout dans nos relations avec d’autres, y compris avec Dieu lui-même. Nous appelons cette stabilité «la sagesse», à savoir, l’art de pouvoir agir de façon juste, au bon moment, en toute connaissance de cause. Voilà pourquoi nous sommes parfois déroutés par ce récit biblique portant le titre Job. Il dresse un tableau d’événements douloureux qui dépassent notre sagesse, car notre sagesse ne peut ni comprendre ce qui nous arrive, ni guérir notre profond chagrin. Nous ne savons pas beaucoup au sujet de Job. Certains croient qu’il est un homme qui vivait à l’époque de Moïse, peut-être autour de l’an 1 400 avant Jésus-Christ. D’autres croient qu’il n’a jamais existé, mais que cette histoire a été écrite, sous l’inspiration de Dieu le Saint-Esprit, pour nous amener à réfléchir davantage à notre relation avec Dieu et notre prochain. D’autres croient – et c’est la position avancée dans le présent article – que Job a bel et bien existé, mais que sa vie a été transformée en une sorte de parabole qui nous amène à chercher une autre sagesse dans ce monde où la souffrance peut nous frapper, soudainement et de plein fouet. Dans ce premier chapitre, il y a une profonde tension qui nourrit tout le livre, et dont la résolution n’arrive qu’au tout dernier chapitre. Cette tension influe beaucoup sur notre relation avec...