« Le sexe: à qui appartient mon corps ? » (1/2)

« Conduis-moi dans ta chambre, rends-nous follement heureux tous les deux ; célébrons notre amour plus enivrant que le vin. Elles ont bien raison, les filles, d’être amoureuses de toi ! » Poème d’amour écrit sur la rive gauche à Paris dans les années 1920 ? Paroles entre deux amoureux dans un film récent ? Non, il s’agit d’un chant d’amour de la Bible, long de 4 chapitres, intitulé Cantique des cantiques.

Selon Dieu, notre vie sexuelle est un de ses grands cadeaux, à être vécue et célébrée avec plaisir. Toutefois, il y a aussi un profond paradoxe dans notre vie sexuelle : elle peut nous procurer à la fois de grandes joies et de profondes peines. Dans le présent article, nous voulons regarder les eaux troubles de notre vie sexuelle. Lors d’un deuxième article, nous regarderons toute la joie de notre sexualité. Dans les deux, nous essayerons de voir comment notre foi en Jésus-Christ nous aide à y naviguer. Alors, je vous invite à examiner les versets 12 à 20 de 1 Corinthiens 6, sous le thème Le sexe : à qui appartient mon corps ? A la lumière de ce thème, regardons trois réalités de notre vie sexuelle : (1) orienter ma vie sexuelle ; (2) partager ma vie sexuelle ; et (3) protéger ma vie sexuelle.

(1) Orienter ma vie sexuelle. Regardons les versets 12 à 14 : «12 Vous allez jusqu’à dire : « Tout m’est permis. » Oui, cependant tout ne vous est pas bon. Je pourrais dire : « Tout m’est permis », mais je ne vais pas me laisser asservir par quoi que ce soit. 13 Vous dites aussi : « Les aliments sont pour le ventre et le ventre pour les aliments. » Oui, cependant Dieu détruira les uns comme l’autre. Mais le corps humain, lui, n’est pas fait pour l’immoralité : il est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. 14 Dieu a ramené le Seigneur à la vie et il nous ramènera de la mort à la vie par sa puissance.»

Lorsque l’apôtre Paul écrit ces paroles dans les années 50 de notre ère, il nage en pleine controverse au sujet de l’orientation sexuelle. Il ne s’agit pas, ici, d’homosexualité ou d’hétérosexualité, bien que cette réalité soit actuelle à son époque tout comme aujourd’hui. La question d’orientation sexuelle que l’apôtre Paul aborde est plutôt celle-ci : A qui appartient ma vie sexuelle ?

Or, chez un certain nombre d’hommes dans l’Église de Corinthe, la réponse y est simple : à moi-même ! Ils disent à peu près ceci : « Tout comme la nourriture est pour le corps et le corps pour la nourriture, de même, le sexe est pour le corps et le corps est pour le sexe.» Bref, leur orientation sexuelle se résume ainsi : le sexe est un appétit normal que je peux vivre librement, de n’importe quelle manière qui me satisfait.

Maintenant, regardez l’orientation sexuelle que Paul développe à la fin du verset 13 et au verset 14 : « Mais le corps humain, lui, n’est pas fait pour l’immoralité : il est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. 14 Dieu a ramené le Seigneur à la vie et il nous ramènera de la mort à la vie par sa puissance.» Puis-je résumer les propos de Paul ainsi : votre vie sexuelle appartient à Jésus-Christ. Pourquoi ? La résurrection ! Dieu a ramené le corps de Jésus à la vie, et il ressuscitera à la vie le corps de tous ceux qui croient en Jésus.

Voici ce qui est important à souligner ici : la foi chrétienne tient en estime le corps humain plus que toutes autres croyances. Pourquoi ? Parce que l’œuvre de Jésus-Christ, c’est de garantir que la fin ultime du corps, c’est sa résurrection physique, sans corruption. Voilà pourquoi votre vie sexuelle est tellement importante : votre corps appartient à Jésus pour l’éternité. En voici une illustration tirée du monde de la médecine.

Lorsqu’un chirurgien opère pour réparer le genou ou la hanche de quelqu’un qui marche péniblement, il veut surtout que son patient puisse finalement marcher comme il faut, sans douleurs. Mais pour y arriver, il faudra plus que l’intervention! Le patient, lui, aura besoin de faire sa physiothérapie post-opératoire en vue du but ultime à atteindre. De même, Jésus vous appelle à orienter votre vie sexuelle maintenant, en vue de votre résurrection éternelle !

(2) Partager ma vie sexuelle. Lisons les versets 15 à 17 : « 15 Vous savez que vos corps sont des parties du corps du Christ. Vais-je donc prendre une partie du corps du Christ pour en faire une partie du corps d’une prostituée ? Certainement pas ! 16 Ou bien ne savez-vous pas que l’homme qui s’unit à une prostituée devient avec elle un seul corps ? Il est écrit, en effet : « Les deux deviendront un seul être. » 17 Mais celui qui s’unit au Seigneur devient spirituellement un avec lui.»

L’apôtre dit ici que lorsqu’on a une relation sexuelle, on s’unit avec cette personne. Or, un chrétien ou une chrétienne est d’abord uni à Jésus-Christ : «Vous savez que vos corps sont des parties du corps du Christ» (v.15). Alors, lorsque nous partageons notre vie sexuelle, nous voulons rester unis à Jésus. Comment ? Voici le fondement de tout l’enseignement ailleurs dans Nouveau Testament du partage de notre vie sexuelle. En résumé, le voici : Jésus vous appelle à partager votre vie sexuelle uniquement au sein du mariage, avec une personne du sexe opposé, qui est aussi unie à Jésus-Christ et donc destinée à la résurrection. Or, de nos jours, ceci peut paraître étroit ou démodé, alors permettez-moi de l’élaborer très brièvement.

D’abord, le chrétien ou la chrétienne partage sa vie sexuelle uniquement au sein du mariage. Ceci exclut donc des relations avant le mariage ou bien l’adultère en étant mariés. Pourquoi ? La résurrection ! Jésus s’est engagé à s’offrir pour nous et il s’est engagé à vaincre la mort par sa résurrection. Bref, il s’unit à nous, il s’engage à nous, afin que nous puissions nous engager à lui. Or, notre vie sexuelle découle de notre union avec Jésus.

Alors, pour que nos relations sexuelles soient vraies et profondes, il nous faut d’abord l’engagement, le mariage. S’unir de corps avec quelqu’un sans en être unis d’abord par un engagement de fidélité à vie est une relation artificielle qui produit des douleurs. C’est comme la paix sans la justice: sans la justice il n’y a pas de paix. De même, sans la justice de l’engagement, l’union sexuelle ne sera pas en paix.

Ensuite, le chrétien ou la chrétienne partage sa vie sexuelle dans un mariage avec le sexe opposé. Ceci exclut donc des relations homosexuelles. Pourquoi ? La résurrection ! Dieu nous a créés, homme et femme, dans son image, afin que nous puissions nous aider et nous complémenter. Mais le péché endommage notre identité sexuelle et crée des souffrances sexuelles profondes entre hommes et femmes, et même entre ceux et celles du même sexe. Par exemple, dans tout le Nouveau Testament, il y a 7 passages au sujet des relations homosexuelles, et tous ces textes en parlent de façon négative. Or, par sa résurrection, Jésus renouvelle notre identité sexuelle telle que Dieu l’a créée à son image, pour que les hommes et les femmes puissent réapprendre à se complémenter. Selon son dessein, lorsque ce renouvellement complémentaire se manifeste dans les relations sexuelles, c’est entre un homme et une femme, mariés l’un à l’autre.

Finalement, le chrétien ou la chrétienne partage sa vie sexuelle dans un mariage avec un autre croyant. Pourquoi ? La résurrection ! Jésus nous donne un corps nouveau pour l’éternité, et en réponse, nous savons qu’il est notre premier amour et le destin de notre vie. Jésus veut que votre mariage soit uni. Or, pour qu’un mariage reste uni, il est tellement important que le couple partage les mêmes priorités pour la vie, qu’ils marchent ensemble dans la même direction vers la même destination. Lorsque deux chrétiens se marient, vous partagez tous les deux le même amour ultime et le même but ultime pour la vie, à savoir, votre amour pour Jésus et votre désir d’être ressuscités et unis à lui. Bref, c’est votre amour premier pour Jésus qui crée et soutient votre unité sexuelle au sein de votre mariage.

  • J.G. Zoellner

à suivre

Leave a Reply

%d bloggers like this: