« Le pouvoir: confronter le coeur humain » (2 / 2)

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Lorsque Jésus dit, « Vous savez que les chefs des peuples les commandent en maîtres et que les grands personnages leur font sentir leur pouvoir», il nous interpelle de façon profonde et bouleversante. Il nous dit que nous, nous agissons ainsi ! Jésus confronte cette idole de notre cœur. Il nous appelle à être honnêtes face à notre cœur et à avouer l’arrogance de notre suffisance. Mais comment ?

(2) Comment vous pouvez confronter votre cœur. Pour ce faire, réfléchissons aux paroles de l’apôtre Paul, aux versets 10 à 12 d’Éphésiens 6 : «10 Enfin, puisez votre force dans l’union avec le Seigneur, dans son immense puissance. 11 Prenez sur vous toutes les armes que Dieu fournit, afin de pouvoir tenir bon contre les ruses du diable. 12 Car nous n’avons pas à lutter contre des êtres humains, mais contre les puissances spirituelles mauvaises du monde céleste, les autorités, les pouvoirs et les maîtres de ce monde obscur.»

 Pour confronter notre cœur, nous aurons besoin de trois choses : (1) de la communion ; (2) de la constance ; et (3) du courage.

D’abord, pour confronter notre suffisance, nous avons besoin d’être en communion avec Jésus lui-même. Paul le dit ainsi au verset 10 : « Enfin, puisez votre force dans l’union avec le Seigneur, dans son immense puissance.» Bref, nous avons besoin de vivre dans la certitude que Jésus a déjà gagné la bataille pour nous et qu’il nous aime beaucoup plus que nous ne pouvons l’imaginer !

Sachez, en tant que chrétien ou chrétienne,  que Jésus vous aime tellement qu’il s’est donné pour vous afin que vous soyez pardonnés à tout jamais. Jésus vous aime tellement qu’il vous donne l’Esprit Saint pour vous réconforter et vous soutenir. Jésus vous aime tellement qu’il s’engage à vous amener auprès de lui pour toujours. Pour livrer ce combat, vous avez besoin de la confiance que vous pourrez le remporter. Jésus est plus que suffisant pour vous donner la force pour le faire. La preuve ? Il vous a déjà pardonné tous vos péchés, alors la certitude de votre pardon est la force qu’il vous donne afin de pouvoir confronter et confesser votre orgueil, y compris les uns aux autres. Toutefois, cette communion a besoin de se faire renouveler en tout temps, surtout par une vie de prière en communion avec Jésus : seul, en famille, ensemble comme Église.

Ensuite, pour confronter notre suffisance, nous aurons besoin de constance. Le verset 11 dit : « Prenez sur vous toutes les armes que Dieu fournit, afin de pouvoir tenir bon contre les ruses du diable.» Il y a ici quelque chose qui est difficile à comprendre dans notre société québécoise. Le voici : confronter notre suffisance est une bataille exigeante et constante. Un soldat, lui, s’entraîne durement, car il sait que la bataille est rude. Il fait face à des dangers périlleux, des pertes de sommeil, du manque de nourriture, du froid ou de la chaleur accablants, ou des maladies imprévisibles. Dieu nous donne les armes spirituelles dont nous aurons besoin, mais nous aurons besoin de constance ou de persévérance pour nous en servir. Vous ne pourrez jamais baisser votre garde, car cette bataille est un combat constant. Par exemple, dans la prière, protégez-vous en employant chacune de ces armes. Dans le passé, des chrétiens avaient l’habitude de «prier pour que ces armes soient en place ». Ils priaient ainsi, individuellement et ensemble : « Seigneur, je prie que tu m’accordes aujourd’hui ta ceinture de vérité, pour que je ne dise que la vérité en toutes choses. Seigneur, nous prenons tes promesses comme bouclier devant les flèches qui nous font douter tes promesses. Seigneur, nous prenons ta parole pour l’annoncer et la vivre, ensemble, avec vigilance.» Si vous ne priez pas actuellement, commencez aujourd’hui. Si vous priez déjà, persévérez constamment, avec ardeur et joie.

Finalement, pour confronter notre suffisance de soi, nous aurons besoin de courage. Le verset 12 explique pourquoi : « Car nous n’avons pas à lutter contre des êtres humains, mais contre les puissances spirituelles mauvaises du monde céleste, les autorités, les pouvoirs et les maîtres de ce monde obscur.»

Nous avons besoin de courage, car les forces contre nous sont trop puissantes pour y faire face tout seul. L’orgueil n’est pas simplement une faiblesse humaine : il est une idole diabolique. La lutte dans notre cœur est contre ces mensonges et tentations venant du Diable lui-même qui nous incitent à croire que «nous méritons ceci ou cela…que nous en avons droit ». Tous les abus de pouvoir, et toute la méchanceté qui en découle, sont idolâtres. Soyez donc réalistes, lucides, vigilants : la bataille sera difficile et au-delà de vos forces ou de votre ardeur personnelles.

Dans notre vie, et dans celle des autres, nous sommes parfois surpris que la vie chrétienne soit si difficile, que le combat pour notre cœur soit constant et qu’il n’y ait que rarement du répit. Nous pouvons nous décourager, abandonner le combat, et même succomber à la tentation de nous laisser aller en disant « ce n’est pas juste, car je mérite mieux ». Or, ce découragement nous guette parce que nous oublions qui est notre ennemi : ce n’est ni notre prochain, ni notre gouvernement, ni les autres cultures, ni les gens qui se moquent de notre foi. Le combat de notre cœur est, au fond, contre les puissances spirituelles mauvaises du monde céleste, les autorités, les pouvoirs et les maîtres de ce monde obscur.

 Alors, ne cessez jamais de prier Jésus afin qu’il vous donne le courage de reconnaître cette bataille pour ce qu’elle est véritablement. En même temps, soyez certain qu’il vous donnera la clarté d’esprit et le courage pour y faire face, car il a déjà remporté la victoire. En lui, vous êtes et vous serez plus que vainqueurs.

En tant que chrétien ou chrétienne, notre première responsabilité face au pouvoir, c’est de livrer une bataille constante contre notre propre cœur, afin de ne pas céder à la tentation de nous servir du pouvoir pour promouvoir notre propre suffisance. Il est notre responsabilité constante de revenir au pied de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, afin qu’il crucifie nos prétentions. Aujourd’hui, et au travers de tous les siècles, une telle responsabilité peut paraître folle et faible. Toutefois, comme le dit l’apôtre Paul : « La folie apparente de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes, et la faiblesse apparente de Dieu est plus forte que la force des hommes.» (1 Corinthiens 1, v. 25)

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